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Italie : un baiser homosexuel qui pourrait coûter… 500 euros


 

Des gays qui s’embrassent en public ? Non merci. C’est une question de respect. Je suis convaincu qu’un tel spectacle est moralement dommageable pour les enfants. » Gianluca Buonanno, le maire de Borgosesia, dans le Piémont italien, et eurodéputé, indiquedans une interview au journal La Repubblica vouloir non seulement interdire aux couples de même sexe de s’embrasser, mais aussi tout signe d’affection en public. Le médiatique élu de la Ligue du Nord (droite populiste) entend infliger une amende de 500 euros aux contrevenants et assure que l’ordonnance municipale est prête à être signée.

Les militants LGBT sont aussitôt montés au créneau. Sur Facebook, ils appellent gays et hétéros à se mobiliser pour un kiss-in géantdans la ville piémontaise à la rentrée. « Est-ce que Gianluca Buonanno sait que dans sa commune et dans sa région, il existe des homosexuels qu’il devrait aussi représenter ? » s’insurge l’association Arcigay.

« Un crucifix et une photo de Poutine »

Le statut d’eurodéputé de Gianluca Buonanno mène l’affaire bien au-delà de la petite ville italienne : l’alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen a fait savoir dans un communiqué qu’il était « inacceptable qu’au coeur de l’Europe, un maire décide de qui est autorisé à s’embrasser et de qui ne l’est pas ».

Pas de quoi effaroucher Gianluca Buonanno, qui n’en est pas à une provocation près. Dans cette interview à La Repubblica, il dit avoir l’intention de mettre dans son bureau « outre un crucifix une photo deVladimir Poutine« , le président russe pas franchement connu pour son ouverture d’esprit envers les homosexuels. Gianluca Buonanno n’en est pas à son coup d’essai. « Si un gay essaie de venir m’emmerder, je lui donne un coup de pied dans les couilles », avait-il notamment averti, au micro d’une émission de radio nationale, en juillet 2013.

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