AFRIQUE Le Liberia ferme en partie ses frontières face à l’épidémie d’Ebola


 

 

 

L’ONG Médecins sans frontières est active au Liberia.

Cette épidémie, en cours depuis le début de l’année, s’est déclarée en Guinée avant d’affecter le Liberia puis la Sierra Leone, trois pays voisins qui, au 23 juillet, totalisaient 1201 cas dont 672 mortels, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Sur ce total, d’après l’OMS, 249 cas dont 129 mortels ont été signalés au Liberia. Ce week-end, une ONG humanitaire américaine a annoncé y avoir placé en quarantaine deux Américains, dont un médecin, engagés dans la lutte contre l’épidémie et qui y ont été contaminés. Sept des quinze provinces du pays sont affectées, a indiqué dimanche la présidente libérienne, Ellen Johnson Sirleaf.

Pour tenter de stopper la propagation de l’épidémie, a-t-elle annoncé, «toutes les frontières du Liberia seront fermées à l’exception des principaux points d’entrée» dans cet État, ayant aussi pour voisin la Côte d’Ivoire et dont les régions sud sont bordées par l’océan Atlantique. Les points d’entrée qui ne sont pas concernés par la mesure de fermeture sont l’aéroport international Roberts de Monrovia, l’aéroport James Spriggs Payne (de moindre importance, à Monrovia), et trois importants postes d’accès terrestres aux frontières avec la Guinée et la Sierra Leone.

En outre, selon Mme Sirleaf, le dispositif de surveillance sanitaire sera renforcé, avec des tests de dépistage de l’Ebola obligatoire avant de quitter le Liberia ou d’y entrer.

Le virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d’animaux infectés. Son taux de mortalité peut aller de 25 à 90 % chez l’homme et il n’y a pas de vaccin homologué contre elle.

En Guinée, selon le bilan de l’OMS, 427 cas dont 319 mortels avaient été comptabilisés au 23 juin. Mais dans ce pays, «la situation s’est stabilisée dans certaines régions», a estimé la semaine dernière l’organisation Médecins sans frontières (MSF), très active en Afrique de l’ouest dans la lutte contre l’épidémie.

Les  plus fortes appréhensions des acteurs de la lutte concernent actuellement la Sierra Leone qui, selon MSF, est devenue «le nouvel épicentre de l’épidémie». Au 23 juillet, il y était dénombré 525 cas dont 224 mortels, en grande partie dans des localités de l’est du pays.

Autre développement inquiétant, l’annonce par le Nigeria du premier cas confirmé d’Ebola sur son sol.

 

Washington craint une propagation rapide de l’Ebola

 

Le virus mortel Ebola pourrait se propager comme un feu de forêt, ont prévenu lundi les autorités de santé américaines, demandant aux personnes voyageant en Afrique de l’ouest de prendre un maximum de précautions alors que sévit la pire épidémie de l’histoire.

«La probabilité de voir cette épidémie se propager au-delà de l’Afrique de l’ouest est très basse», a estimé Stephan Monroe, des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Mais la situation «évolue rapidement» et les CDC doivent être prêts à faire face à la possibilité qu’un voyageur malade propage la maladie aux États-Unis.«Notre inquiétude est que l’épidémie soit “réensemencée” ailleurs, comme un feu de forêt peut se répandre en partant d’un seul arbre, avec des étincelles», a ajouté M. Monroe.

«C’est clairement ce qui s’est produit au Liberia», a-t-il ajouté en constatant que ce pays n’avait pas recensé de cas d’Ebola durant 21 jours, la durée maximale d’incubation, mais que de nouveaux cas étaient malgré tout apparus.

«Il y a eu des cas ”réensemencés” par des personnes qui ont traversé la frontière, donc jusqu’à ce que nous puissions identifier et interrompre chaque source de transmission, nous ne serons pas en mesure de contrôler l’épidémie», a-t-il encore insisté. «La réponse à cette épidémie sera plus un marathon qu’un sprint», a conclu Stephan Monroe.

Lundi, le Liberia a annoncé la fermeture d’une partie de ses frontières pour tenter d’enrayer la propagation de cette épidémie de fièvre Ebola, qui a fait plus de 670 morts dans trois pays et qui continue de s’étendre, avec le premier cas confirmé au Nigeria la semaine dernière.

Une équipe médicale se protège du virus de l'Ebola dans la capitale du Liberia, Monrovia. 

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