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Tabarnacle il faut reagir (Une hausse de l’essence de 1,9 cent minimum dès janvier 2015)



Les prix de l’essence pourraient augmenter de trois cents le litre à compter de 2015, sous l’effet de la lutte aux changements climatiques.
Le Conseil patronal de l’environnement du Québec (CPEQ), dans un mémoire soumis jeudi à la Commission sur les enjeux énergétiques, a souligné que les distributeurs de produits pétroliers et de gaz seront soumis en janvier 2015 au système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre (SPEDE).
Obligation leur sera faite de réduire leurs émissions ou d’acheter des droits d’émission, avec un effet prévisible sur les prix du carburant.

« Les crédits carbone pourraient se transiger à un coût de 65 dollars la tonne, selon une étude réalisée par Barclays Capital, en 2012, ce qui correspond approximativement à 15 cent le litre », écrit le CPEQ.

Crédits rares

Les crédits carbone pourraient être rares sur le marché, ajoute le CPEQ : « Les distributeurs de produits pétroliers pourraient être contraints d’acquérir une partie importante de leurs crédits d’entreprises californiennes (…) Non seulement le coût des crédits carbone pourrait entraîner une augmentation des prix des produits pétroliers et du gaz naturel pour les consommateurs, particuliers et industriels, mais en plus, l’achat de droits d’émissions ne contribuerait pas nécessairement à une réduction des émissions de gaz à effet de serre sur le territoire du Québec.»

L’augmentation des prix du carburant pourrait être pire si Québec persiste dans son intention de porter de 20 % à 25 % la cible de réduction de GES d’ici 2020, ajoute le CPEQ. Les entreprises assujetties au système de plafonnement ont pris les mesures pour se conformer à la cible de 20 %.

Changer nos habitudes

Pierre-Olivier Pineau, professeur à HEC Montréal et spécialiste des politiques énergétiques, rappelle que le Québec a établi un plafond d’émissions de GES pour 2020 qui doit être inférieur de 20 % à celui de 1990, l’équivalent des émissions actuelles. Si le secteur du transport doit payer sa « juste part », soit une réduction de 20 %, cela implique une augmentation de 35 cents le litre d’ici 2020.

« Réduire les ventes de carburant de 20 %, ce n’est pas facile », a-t-il souligné en entrevue vendredi. « Quand les prix de l’essence augmentent, même de 10 cents, les gens réduisent un petit peu leur consommation, mais pas de beaucoup. Obtenir une réduction des GES de 20 %, c’est du jamais vu dans une société occidentale en période normale, sans récession économique. Il faudra un signal énorme pour inciter les gens à faire d’autres choix. »

Pour Pierre-Olivier Pineau, il est urgent de « préparer la population à de tels changements ». Il suggère de développer rapidement le transport en commun, le covoiturage, le télétravail et le transport actif.

« La bonne nouvelle, c’est que ces mesures réduiraient notre facture de consommation d’essence et la facture des transports, affirme-t-il. Ces solutions coûtent moins cher, mais il faut changer nos habitudes. »

 

 

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