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Facebook : la revanche de Mark Zuckerberg


Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg.

Il n’aura fallu que quelques jours à Facebook pour éponger la quasi-totalité de sa chute vertigineuse et redonner le sourire à son patron, Mark Zuckerberg. Il faut dire qu’il avait été la risée de la planète financière en ayant les yeux plus gros que le ventre lors de l’introduction en Bourse du réseau social, le 18 mai 2012. À l’époque, il avait absolument tenu à fixer le prix d’introduction à 38 dollars, pour dépasser immédiatement les 100 milliards de dollars de valorisation… Mais ce caprice est bien loin : sur la seule journée du jeudi 25 juillet, le titre a bondi de près de 30 % pour dépasser la barre des 34 dollars, un record si l’on oublie les deux premiers jours de cotation il y a un peu plus d’un an (38 puis 34 dollars). L’action avait atteint un minimum désastreux de 17,73 dollars en septembre 2012.

Prise dans cette descente aux enfers, la popularité de Mark Zuckerberg dans la Silicon Valley était, elle aussi, en chute libre. Mais, si la résurrection boursière devait se confirmer, il pourrait revenir en grâce en moins de temps qu’il n’en faut pour cliquer sur “j’aime”. Sa stratégie de développement dans le mobile semble avoir payé, et les résultats financiers annoncés la semaine dernière ont dépassé les attentes les plus folles. Au coeur de la bonne surprise, le chiffre d’affaires de la publicité sur smartphones et tablettes, correct malgré les inquiétudes des investisseurs : 41 % des 1,8 milliard de dollars du trimestre dernier viennent de ces tout petits écrans, dont certains pensaient qu’ils ne pourraient jamais être monétisés. Il faut dire qu’il y a un an, les revenus du mobile étaient… totalement absents.

Les utilisateurs prêts à payer

En rassurant les marchés sur sa capacité à exploiter ce qui devient le principal vecteur de connexion au réseau social, le mobile, Facebook a retrouvé ses lauriers et devient à nouveau un investissement recommandable, aux yeux de nombreux analystes qui se sont exprimés dans la foulée du bond boursier de la fin de semaine. Toutefois, de nombreux défis grignotent encore la confiance de la Bourse dans le réseau social, et notamment sa capacité à prendre en compte les exigences croissantes des États comme des utilisateurs en matière de vie privée.

Une récente étude de l’agence Greenlight révèle que 15 % des utilisateurs sont prêts à payer un forfait mensuel pour ne pas avoir de publicité sur Facebook. Mais une telle opération obligerait le groupe à revoir son modèle économique. Et, si les forfaits rapporteraient probablement beaucoup à Facebook, ils casseraient l’efficacité de la publicité ciblée : les offres seraient alors privées d’une partie des utilisateurs, et pas des moins riches. Le risque d’enrayer la machine publicitaire serait grand : pas sûr que Mark Zuckerberg soit prêt à jouer cette carte.

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