Pendant qu’on s’éloignait un nouveau monde s’est apparu


La quarantaine nous a unis , nous a appris  à perdre , nous a appris mieux  à nous connaitre. Mais  à l’intérieur d’un état de perte , il y a une abondance de choses inattendues.

Les soustractions de notre quarantaine sont venues sur les talons des autres il y a en a qui se sont séparés pendant que les villes, les provinces et des états entiers se fermaient . Les restrictions de verrouillage dessinaient un périmètre de plus en plus serré autour de chaque ménage.

Ils ont mis en relief la façon dont la vie de chacun allait être vidée. Cela ressemblait vaguement à être obligé de vivre dans un bâtiment éclaté par une boule de démolition avant le début de la reconstruction. La mise en quarantaine n’a pas seulement ôté les choses , il a révélé  les choses avec une clarté pure et insatiable . Ce qui avait déjà été perdu. La difficulté de s’aimer les uns les autres.

Une fois qu’on réalise qu’on passerait plusieurs semaines à la maison, on se  fait un horaire quotidien avec des illustrations maladroites telles des gouttes d’eau parasite à côté , une entrée quarantaine, des  Nettoyages / tâches ménagères comme si nous déployions huit bras pour essuyer les poignées de porte avec de l’eau de Javel. Nous avons été  tous psychologiquement  atteints par ce Virus.

Mais une fois que le virus sévices, même la durée de vie limitée décrite dans notre calendrier arc-en-ciel ,ses couleurs gaies rayonnantes d’optimisme compensatoire et forcé, semblait maintenant naïve dans ses aspirations, ancrée par des promenades que nous ne pouvions plus prendre, des repas qu’on ne pouvait plus goûter et des activités qui exigé de rester vertical plus longtemps qu’on pouvait gérer.

Heureusement, le printemps s’est pointé, les fleurs au-delà de nos fenêtres, quelles fleurs, ont avaient plus temps , nous étions devenus , aveugles, sourds et presque muets  face  à un ennemi invisible et insaisissable. Le soleil est arrivé comme quelqu’un riant dans une salle d’hôpital.

Ce virus nous a tellement affaiblis, qu’on a  refusé de croire à notre propre fatigue, il nous a zombifié même  sur notre lieu de travail . Mais finalement, on ne pouvait le nier, les douleurs couraient comme des courants électriques à travers nos jambes, nous épuisâmes comme un exercice.  Le virus a envahi nos vies, salissant tout sur son passage. Quand je me réveillais dans l’obscurité, le corps endolori , je vérifiais toujours les nouvelles sur mon téléphone pour me  souvenir avant d’aller au travail que ce n’était pas un cauchemar mais la réalité et mon cadrant sonna.

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