L’ONU demande aux États-Unis de renforcer leurs lois antiracistes


«Le recours excessif à la force par les fonctionnaires chargés de l’application de la loi contre les minorités ethniques et raciales est un objet de préoccupation constant» en particulier après la mort de Michael Brown, tué par balle par un policier blanc à Ferguson dans le Missouri le 9 août dernier, a déclaré aux médias un des membres de ce Comité de l’ONU, Noureddine Amir.

«Il ne s’agit pas d’un événement isolé», a-t-il dit, présentant les conclusions de la dernière session de travail du Comité qui se réunit deux fois par an à Genève.

Michael Brown avait été abattu en pleine journée alors qu’il n’était pas armé par un policier blanc, une vingtaine de minutes après être sorti d’un magasin de spiritueux où il est accusé d’avoir volé une boîte de cigares. Sa mort avait déclenché des émeutes, sans précédent au cours de ces dernières années, et avait réveillé des tensions raciales latentes aux États-Unis.

Les versions sur les circonstances de la mort du jeune homme de 18 ans diffèrent. Pour les uns, il aurait tenté de se saisir de l’arme du policier qui l’a abattu. Pour d’autres témoins, dont l’ami de Michael Brown qui l’accompagnait, il avait les mains en l’air.

Un grand jury du comté de Saint-Louis a été chargé de décider s’il y a lieu de poursuivre le policier de 28 ans, pour l’heure mis en congé forcé et qui a obtenu aussi des manifestations de soutien ces derniers jours.

Ce cas «illustre d’importants problèmes aux États-Unis, tels que les préjugés raciaux des responsables de l’application de la loi, le manque d’application des normes et réglementations relatives à l’usage de la force, et la formation insuffisante des forces de l’ordre», a estimé M. Amir.

«Les États-Unis doivent s’assurer qu’il y ait une enquête rapide et efficace sur chaque usage excessif de la force, que les auteurs présumés soient poursuivis par la justice et que les victimes ou leurs familles soient indemnisées de façon appropriée», a-t-il demandé.leurs «Ils devraient prendre des mesures exhaustives pour s’attaquer aux causes profondes et éviter que de tels incidents tragiques ne se reproduisent», a-t-il dit.

Le Haut-Commissaire aux Droits de l'Homme de l'ONU, Navanethem... (Photo Ruben Sprich, Reuters)

Séisme de 2010: Haïti attend toujours plus de 50% des dons promis


Le violent tremblement de terre de 2010 avait... (Photo Damon Winter, archives The New York Times)

Le premier ministre, désigné en 2012 par le président Michel Martelly, a pressé la communauté internationale de «continuer à respecter ses engagements».

«Sur les 9 milliards de dollars promis à Haïti après le séisme, seuls 48% ont été livrés principalement dans l’humanitaire et l’urgence», a-t-il détaillé.

Le chef du gouvernement haïtien se félicite toutefois que des pays aient financé des projets de reconstructions de quartiers entièrement rasés par le violent tremblement de terre qui avait fait entre 200 000 et 250 000 morts et plus de 1,5 million de déplacés.

Après le séisme, «40% de la population de la capitale, soit 1,5 million de personnes vivaient sous des tentes. Aujourd’hui, il ne reste plus que 125 000 personnes dans les camps. D’ici à 2015, nous allons construire 10 000 logements sociaux avec l’aide de plusieurs bailleurs de fonds. Nous avons déjà construit plus de 3000 maisons et rénové environ 4.000 autres avec nos maigres moyens», a-t-il relevé.

Jeudi, il a lancé le plan de rénovation de deux quartiers défavorisés de la capitale avec une assistance de 30 millions d’euros fournis par la France et l’Union européenne.

Concernant la reconstruction du centre de Port-au-Prince quasiment détruit par le séisme, le premier ministre haïtien a annoncé un projet de 400 millions de dollars pour ériger une «cité administrative moderne, selon les réalités financières d’Haïti alors qu’un plan proposé par le Prince Charles s’élevait à plus de 3 milliards de dollars».

Le financement sera assuré en partie par des bailleurs et grâce à l’annulation par le FMI de la dette du pays. À la suite du séisme, le Fonds monétaire international avait accordé une remise de dette de 268 millions de dollars.

Dans le cadre de ces grands travaux, la démolition sur ordre du gouvernement de maisons à Port-au-Prince a entraîné la colère de certains habitants contraints de se déplacer.

«Nous nous sommes engagés à reloger les personnes forcées d’abandonner leurs maisons pour nous permettre de construire une ville qui rendra la fierté aux Haïtiens», a soutenu le premier ministre.

Législatives prévues à l’automne

M. Lamothe s’est également engagé à la tenue d’élections législatives, comme l’avait annoncé son gouvernement début juin. Le retard de ces élections, qui auraient dû être organisées il y a trois ans, provoque une crise politique dans le pays secoué par des manifestations antigouvernementales.

«Haïti jouit aujourd’hui d’une certaine stabilité que le pays n’avait pas connue avant», a néanmoins assuré le premier ministre. «Il faut la préserver. Donc, nous allons vers les élections, car toutes les mesures sont prises pour réaliser ce scrutin le 26 octobre prochain», a-t-il assuré.

L’opposition exige notamment la mise en place d’un conseil électoral moins inféodé à l’administration de Michel Martelly.

Plus de 114 partis politiques se sont inscrits pour ces élections législatives (112 députés et 20 sénateurs) et municipales. Toutefois, d’importants partis politiques de l’opposition menacent de ne pas prendre part aux joutes si des changements ne sont pas apportés dans la composition de l’organisme électoral.

«Nous allons continuer à parler à tous les secteurs concernés. Mais la tenue des élections à la date fixée est essentielle et incontournable pour maintenir la stabilité dans le pays», a répété Laurent Lamothe, vu comme le dauphin de Michel Martelly, dont le mandat prendra fin en 2016.

Toutefois, le premier ministre refuse de se projeter dans l’avenir.

«Je suis premier ministre, je me concentre avec mon équipe sur le quotidien du pays. Je vois mon travail un jour à la fois. Je ne vois pas mon avenir personnel», a-t-il conclu.

Cinq personnes arrêtées au Bénin pour un présumé trafic de bébés


Des «usines à bébés», sortes de cliniques privées... (Photo Archives AFP)

«Cinq personnes ont été arrêtées mardi et ont été présentées au procureur ce mercredi puis écrouées à la prison civile de Cotonou», a déclaré à l’AFP Adrien Tchomakou, précisant que ces personnes sont accusées de «faux et usage de faux, trafic et complicité de trafic d’enfants dans la sous-région».

Une vingtaine de personnes ont déjà été arrêtées le mois dernier au Niger voisin dans le cadre du démantèlement d’un trafic présumé de bébés venant du Nigeria et transitant par le Bénin.

M.Tchomakou n’a pas pu préciser s’il s’agissait du même réseau que celui démantelé au Niger mais il a ajouté que «la police béninoise a été au Nigéria pour la reconstitution des faits».

Selon des sources nigériennes, les bébés retrouvés à Niamey le mois dernier venaient du Nigeria via le Bénin.

Des «usines à bébés», sortes de cliniques privées accueillant des femmes enceintes avant de vendre leurs bébés, sont régulièrement démantelées au Nigeria.

Des cas de viols ont déjà été rapportés, mais il s’agit le plus souvent de jeunes femmes confrontées à des grossesses non désirées, qui s’y rendent d’elles-mêmes ou suite à des pressions de leur entourage, selon les autorités du Nigeria.

Les nouveau-nés sont vendus plusieurs milliers d’euros, les garçons valant plus cher que les filles. Les mamans, elles, reçoivent quelques centaines d’euros.

Au Niger, l’affaire a pris une tournure très politique, puisque parmi les personnes interpellées figure une des épouses du président du Parlement, Hama Amadou, le principal opposant au président Mahamadou Issoufou.

Etats-Unis : une fillette tue son instructeur en armes à feu par accident, filmer par un des parents


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En maniant un pistolet mitrailleur, une fillette de 9 ans a tué son instructeur dans un stand de tir de l’Arizona, dernier exemple en date des accidents par armes à feu qui touchent les jeunes aux Etats-Unis, pays surarmé.

Lundi, la petite fille apprenait à se servir d’un pistolet mitrailleur Uzi quand elle a perdu le contrôle de son arme, selon le Bureau du shérif du comté de Mohave. «La petite fille a actionné la détente de l’Uzi automatique et le recul a poussé l’arme au-dessus de sa tête, touchant la victime», selon un communiqué de la police. Atteint à la tête, Charles Vacca, 39 ans, de Lake Havasu City (Arizona) est décédé un peu plus tard dans un hôpital de Las Vegas.

La petite fille se trouvait avec ses parents, des touristes du New Jersey (nord-est) qui s’étaient arrêtés au stand de tir Bullets and Burgers, au lieu-dit Last Stop de White Hills près de Las Vegas. Une vidéo a été diffusée par la police. On y voit la fillette, toute frêle, en short rose et socquettes blanches, tirer une balle. L’instructeur touche l’arme, semblant la remettre en position, puis plusieurs balles sont tirées. L’image s’arrête mais on entend la petite crier.

DEUX ENFANTS TUÉS PAR ACCIDENT CHAQUE SEMAINE

Il est loin d’être inhabituel aux Etats-Unis de faire donner des cours de tir à des enfants. «Pour les jeunes en dessous d’un certain âge, en général 18 ans, les lois de chaque Etat stipulent qu’ils doivent tirer sous la supervision d’un adulte ou d’un instructeur», indique à l’AFP Michael Bazinet, porte-parole de la National Shooting Sports Foundation, qui regroupe les fabricants d’armes. «Le tir est généralement pour les jeunes une activité très sûre, à laquelle s’amusent des millions d’Américains», dit-il, déplorant l’accident «tragique» en Arizona.

Régulièrement, le pays s’émeut de ce genre d’événements qui ravive le débat entre partisans du contrôle accru des armes et le lobby qui défend les armes au nom du droit constitutionnel de les porter. En mai 2013, un garçon de 5 ans avait tué sa petite soeur de 2 ans dans le Kentucky, avec un Crickett, modèle pour enfant de .22 long rifle qu’il avait eu pour son anniversaire. Peu avant, dans le Tennessee, un petit de 4 ans avait tué l’épouse d’un policier qui recevait des amis et leur montrait ses armes. Un garçonnet de 6 ans a été tué par un petit camarade de 4 ans, avec une carabine trouvée dans sa maison du New Jersey.

En 2008, un garçon de 8 ans était mort en maniant un Uzi lors d’un «gun show», ces expositions-vente d’armes qui attirent des dizaines de milliers d’Américains. Après l’accident en Arizona, Shannon Watts, fondatrice de Moms Demand Action for Gun Sense in America, a espéré «que cette tragédie provoquerait un débat national». Il «faut se rappeler que presque deux enfants sont tués chaque semaine dans des accidents d’armes à feu», dit dans un email à l’AFP la responsable de cette organisation fondée après la tragédie de l’école de Newton (20 enfants tués) fin 2012.

Selon Laura Cutilletta, avocate au Law Center to Prevent Gun Violence, la loi fédérale interdit à tout mineur de moins de 18 ans de posséder une arme de poing. Mais pour le tir sur cible dans un stand, «c’est aux Etats de règlementer et beaucoup ne l’ont pas fait», dit-elle à l’AFP. «18 enfants et jeunes de moins de 24 ans meurent chaque jour en Amérique et 1,7 million d’enfants vivent dans des foyers où les armes ne sont pas sous clefs, à cause de notre manque de lois, il faut que ça change», dit-elle.

Plus de 30 000 Américains au total meurent chaque année par balles (homicides, suicides, accidents) dans un pays où le nombre d’armes à feu détenues par les civils –entre 270 et 310 millions selon le site spécialisé GunPolicy.org– équivaut à peu près au nombre d’habitants (314 millions).

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On critique même le veston du president


Le veston beige que portait Barack Obama jeudi... (Photo Reuters)

Non. Pendant que le président discutait de ces deux crises internationales majeures, c’est plutôt la couleur de son complet qui a enflammé les réseaux sociaux. Explications: le président est presque toujours vêtu de bleu foncé ou de gris. Mais ce jour-là, il portait du beige.

«Je n’aime vraiment pas ce complet. Il envoie un mauvais signal à nos alliés», a dit le journaliste politique américain Andrew Kaczynski sur Twitter.

«Le président Obama est venu pour nous vendre une assurance contre les tornades», a lancé un certain Jared Keller, jugeant probablement le nouveau look plus conforme à celui d’un agent d’assurances que d’un président.

D’autres ont ironisé sur le fait que, en plus d’être beige, le veston d’Obama semblait trop grand.

Pas moins de 4000 gazouillis sur la couleur du costume ont fusé sur Twitter pendant la conférence de presse. Vendredi, en milieu d’après-midi, la firme d’analyste Topsy en avait compté plus de 25 000.

Brun clair, en anglais, se traduit par tan. Le mot clé #YesWeTan, un clin d’oeil au slogan de la première campagne présidentielle d’Obama, Yes We Can, a provoqué une avalanche de blagues. Et on parle maintenant de «Suitgate» pour qualifier l’incident.

Devant l’ampleur du phénomène, la Maison-Blanche a fini par réagir, vendredi.

«Le président assume pleinement la décision qu’il a prise de porter un costume estival à la conférence de presse. C’était le jeudi avant la fête du Travail. Il se sent très bien avec ça», a indiqué vendredi le secrétaire de presse de la Maison-Blanche, Josh Earnest.

«Plus simple que d’analyser des conflits»

Des commentateurs ont relevé qu’Obama avait été victime de ce que vivent les femmes en politique, dont l’apparence est scrutée à la loupe et noie souvent le message.

«Ça révèle surtout que les gens ne s’intéressent pas à la politique. Au lieu de parler de questions extrêmement importantes, on préfère faire des blagues sur le complet du président. Ça se partage mieux sur les réseaux sociaux et, surtout, c’est plus simple que d’analyser des conflits» dit Thoma Daneau, stratège numérique chez Palm+Havas.

M. Danau note que, une fois lancé sur les réseaux sociaux, le phénomène est difficile à arrêter: «Il y a un effet de masse, ça devient un concours à qui sortira la meilleure blague.»

«Nous n’avons pas encore de stratégie sur la couleur du costume que je porterai demain», a écrit Andrew Katz pour se moquer des propos de Barack Obama, qui a avoué que les États-Unis n’avaient pas de stratégie de lutte contre l’État islamique en Syrie.

Ce que le complet beige a occulté

En plus de porter un complet beige, Barack Obama a dit des choses intéressantes lors de sa fameuse conférence de presse.

Alors que Moscou nie toujours avoir envoyé des soldats en Ukraine, le président Barack Obama a affirmé qu’il est «évident aux yeux du monde entier que des forces russes se trouvent en Ukraine».

Il a toutefois exclu tout recours à la force dans la région mais a annoncé qu’il recevrait son homologue ukrainien, Petro Porochenko, le mois prochain à la Maison-Blanche.

Du côté du Proche-Orient, alors que les Américains bombardent les terroristes de l’État islamique en Irak depuis trois semaines, Barack Obama a avoué sans détour qu’il ne sait pas comment combattre le groupe en Syrie.

«Nous n’avons pas encore de stratégie», a-t-il admis.

Le régime du président Bachar al-Assad combat l’État islamique en Syrie, mais Barack Obama a affirmé qu’il n’a pas à choisir entre ces deux camps.

Après le «Ice Bucket Challenge», voici le «Bullet Bucket Challenge» Video- Ferguson avec la mort du jeune Michael Brown


 

Des célébrités qui se versent un seau d’eau glacée sur la tête pour financer la lutte contre la sclérose latérale amyotrophique (SLA). Le «Ice Bucket Challenge» est devenu cet été la campagne internet par excellence alors que les vidéos des Oprah Winfrey, Mark Zuckerberg, Bill Gates et autres membres du gotha mondial détrempés et frigorifiés se sont propagées sur le web avec une virulence incontestable. Dans le seau de l’acteur américain Orlando Jones (connu notamment pour sa participation à MADtv), il n’y a pas d’eau, mais des balles d’armes à feu.

 

En relevant le «Bullet Bucket Challlenge» (ou le défi du seau de balles), l’Afro-Américain de 46 ans tente d’attirer l’attention sur ce qui s’est passé à Ferguson avec la mort du jeune Michael Brown.

 

 

Le Liban prépare une loi inédite contre les mariages précoces


C’est son père qui a décidé du mariage avec un vitrier de 41 ans, originaire comme eux de la région de Qoussair, au centre de la Syrie.

 

«Je n’ai rien ressenti, je n’avais pas le choix», dit-elle. «Le premier soir quand je l’ai suivi dans la chambre j’étais terrorisée, je n’arrivais pas à bouger».

 

Cette nuit, sans n’avoir jamais entendu parler de sexualité, elle est tombée enceinte. «Je suis malheureuse, mais je dois accepter cette vie», explique cette jolie blonde aux yeux verts, âgée aujourd’hui de 15 ans et déjà deux fois maman.

 

Pour lutter contre ces unions précoces, phénomène largement aggravé par l’afflux de réfugiés syriens, le Liban prépare une loi unique dans le monde arabe.

 

«Nous avons rédigé le premier projet qui règlemente le mariage des mineurs», explique à l’AFP Me Fadi Karam, le secrétaire général de la Commission nationale de la femme libanaise (CNFL), l’institution officielle des droits de la femme au Liban.

 

Dans ce petit pays aux 18 communautés, ce sont les tribunaux religieux et non civils qui régissent le statut personnel et définissent l’âge de nubilité de leurs fidèles. Pour les musulmans, il est de 18 ans chez les garçons et de 14 à 17 ans chez les filles. Pour les chrétiens, l’âge varie entre 16 et 18 ans chez les garçons et de 14 à 18 ans chez les filles.

 

«Mais les familles peuvent obtenir auprès du tribunal religieux une dérogation autorisant le mariage plus tôt», explique l’avocat.

 

Une bouche en moins à nourrir

 

L’âge pour les filles peut être ainsi abaissé à 9 ans chez les musulmans qui représentent les deux tiers de la population libanaise.

 

«Pour une meilleure protection des enfants, il faut une complémentarité entre les autorités religieuse et civile», assure Me Karam.

 

Selon une source proche du dossier, le juge des mineurs devrait être consulté pour les dérogations. S’il refuse, cela n’annulera pas le mariage, mais la famille et celui qui a prononcé le mariage devront payer une amende.

 

Ce projet de loi doit être présenté au Parlement libanais, mais celui-ci, qui doit avant tout élire un président de la République, est paralysé par les divisions politiques.

 

Il n’existe aucune statistique sur les mariages précoces, mais ils se pratiquent surtout dans les régions rurales du Akkar (nord) et de la Bekaa.

 

«C’était un phénomène marginal tant au Liban qu’en Syrie, mais depuis la guerre dans le pays voisin, marier une fille signifie une bouche en moins à nourrir», explique Jihane Latrous, spécialiste de la protection des enfants à l’UNICEF. Les familles ont aussi peur que leurs filles soient agressées dans la promiscuité des camps de réfugiés.

 

«Il s’agit d’un trafic. On marie les jeunes filles contre de l’argent ou un loyer,» s’insurge Rita Chemaly, une responsable du CNFL, en citant le cas d’une fillette vendue 3000 $.

 

Mariages funèbres

 

«Nous sensibilisons d’abord sur la santé», explique Sabah Al Hallak, militante syrienne qui a fait annuler plusieurs mariages d’adolescentes grâce à sa campagne d’information dans la Bekaa.

 

«Je leur raconte le cas d’une femme que j’ai connue : elle a marié sa fille et la petite est morte en couches à 14 ans», décrit la militante syrienne.

 

Dans de nombreux cas, les grossesses précoces se terminent pas la mort de la mère et de l’enfant.

 

Selon Mme Chemaly, la majorité des mariages précoces sont aussi synonymes de déscolarisation, de violence et de traumatismes liés à la nuit de noces souvent vécue comme un viol.

 

Némo, une Libanaise de 13 ans, se dit heureuse d’avoir épousé Ahmad, 22 ans, cultivateur de pommes et de haschisch à Yammouné, dans les contreforts du mont Liban.

 

«C’était mon choix et je suis très heureuse. Je voulais avoir des enfants le plus tôt possible pour pouvoir grandir avec eux», explique-t-elle assise dans sa maison cossue avec son fils et sa fille.

 

Le nettoyage manuel forcé des toilettes persiste en Inde


 

Dans toute l'Inde, ces personnes, reléguées au bas... (PHOTO PRAKASH SINGH, ARCHIVES AFP)Dans toute l’Inde, ces personnes, reléguées au bas de l’échelle sociale, sont toujours employées pour vider quotidiennement les toilettes dans des conditions sanitaires déplorables, rapporte l’ONG qui s’est entretenue avec plus de 100 de ces travailleurs.En outre, ces travailleurs sont exclus de toute autre forme d’emploi, certains étant l’objet de menaces et de harcèlement par des fonctionnaires locaux ou des habitants quand ils menacent d’abandonner ce «métier», ajoute HRW.Il s’agit fréquemment de femmes contraintes de vider des toilettes sans chasse d’eau avec des outils rudimentaires, de placer les excréments dans des paniers en bambou et de les emporter sur des charrettes à bras pour les jeter.Dans les zones rurales, elles ne reçoivent souvent que des restes de nourriture, de vieux habits et un accès à une portion de terrain au lieu de véritables salaires, le tout étant à la discrétion des foyers qui les exploitent, selon le rapport.«Les tentatives des différents gouvernements indiens pour mettre fin au nettoyage des excréments, basé sur les castes, ont échoué en raison de discrimination et de complicités locales», estime Meenakshi Ganguly, directeur d’HRW pour l’Asie du Sud.Le gouvernement doit s’engager sérieusement dans l’application des lois interdisant le nettoyage manuel et dans le soutien aux communautés touchées», ajoute-t-il.Une loi a été adoptée l’an dernier pour interdire cette pratique et fournir aux travailleurs et à leurs familles un emploi de substitution et une aide. Déjà en 1955 et 1993, le législateur avait voté une telle interdiction, sans parvenir à mettre fin à ce phénomène.En outre, la constitution bannit toute discrimination basée sur la caste, en particulier envers les intouchables, placés en dehors du système des castes et considérés comme étant au bas de l’échelle sociale.Si je vais demander un emploi dans un hôtel, on me demande ma caste. Et une fois que j’ai dit que j’étais un Valmiki (une caste inférieure), ils ne me proposeront que de nettoyer les toilettes», a expliqué Bablu, un jeune de Bharatpur, dans l’État du Rajasthan, à HRW. «Je voudrais faire autre chose, mais je sais qu’existe cette discrimination, alors que puis-je faire?», dit-il.L’ONG demande au gouvernement de travailler avec les communautés locales pour mettre sur pieds des programmes de soutien, en particulier d’aide financière et d’aide au logement.

 

La colère de Ferguson


Les confrontations entre émeutiers et policiers se sont poursuivies dans la nuit du 18 au 19 août dans la petite ville du Missouri, dont 67% des 21 000 habitants sont issus de la communauté noire. 

Sur fond de roses et de mains en l'air, ce message : « Je suis un homme, pas un animal ».

Des policiers pointent leurs armes en direction des manifestants dénonçant la mort du jeune Michael Brown, tombé sous les balles d’un policier, le 18 août.

 

Les policiers utilisent des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, à Ferguson, le 17 août. 

 

Le rappeur Nelly, originaire de St. Louis, a participé à une manifestation pacifique pour dénoncer la mort de Michael Brown, le 18 août, à Ferguson

Des militants signent un dessin à l’effigie de Michael Brown, lors d’un rassemblement à Atlanta, le 18 août, visant à dénoncer la mort du jeune homme de 18 ans, tué par un policier le 9 août. 

 

Si on se fie au résidant de Ferguson John West qui offre ici une rose à un policier, il y a de l’espoir de voir le calme revenir dans la petite municipalité du Missouri. 

Des manifestants ont affronté les policiers de Ferguson les bras levés dans la nuit de vendredi à samedi.

L’acteur américain Robin Williams est mort


L’acteur américain Robin Williams a été retrouvé mort à son domicile lundi 11 août. Dans un communiqué, les autorités de Marin County, en Californie (sud-est des Etats-Unis), expliquent qu’un « sujet mâle a été prononcé mort à 12 h 02 [heure locale, 21 h 02 à Paris], identifié comme Robin McLaurin Williams, 63 ans, résident de Tiburon, en Californie ».

 

La cause suspectée du décès serait « un suicide par asphyxie », mais les autorités locales attendent les résultats de l’autopsie pour confirmer cette information.

 

Robin Williams avait reçu en 1998 un Oscar pour son rôle dans le film « Will Hunting », après avoir été nominé plusieurs fois pour des rôles qui ont marqué lecinéma américain (« Good Morning Vietnam », « Le Cercle des Poètes Disparus »).

 

 

L’acteur avait également joué dans de nombreux films pour jeune public très populaires dans les années 90, de « Madame Doubtfire » à « Hook » en passant par « Jumanji ». Il était également la voix du génie dans la version originale du dessin animé « Aladdin » de Walt Disney.