C’est quoi le Virus Ebola !


Un virus Ebola (parfois orthographié Ébola) est un virus appartenant à la famille des filovirus. Son nom provient du nom d’une rivièrepassant près de la ville de Yambuku, en République démocratique du Congo. C’est à l’hôpital de cette localité que fut identifié pour la première fois le virus, lors d’une épidémie qui débuta le 1er septembre 1976. Le virus est responsable de la fièvre hémorragique Ebola, une maladie foudroyante qui s’attaque à l’humain et aux autres primates, principalement transmise par la chauve-souris. Son apparition chez l’homme semble récente (premier cas recensé en 1976) bien que l’on retrouve chez certaines populations africaines des traces d’anticorps.

Les deux premières épidémies recensées par l’OMS ont eu lieu en 1976, au Soudan (151 morts pour 284 cas1) et au Zaïre (280 décès pour 318 cas). Un cas mortel est identifié au Zaïre en 1977. De nouvelles contaminations surviennent au Soudan en 1979 : 22 décès pour 34 cas. En 1989, une épidémie touche les singes d’une animalerie de Reston, États-Unis. Elle ne fait aucune victime humaine. Le même type d’épidémie est observé en 1992 en Italie, et en 1996 aux États-Unis.

D’autres contaminations humaines massives surviennent dans les années 1990, en 1994 au Gabon (31 décès pour 52 cas) et en Côte d’Ivoire (un cas, non mortel), en 1995 au Zaïre (254 décès pour 315 cas), en 1996 au Gabon (deux épidémies successives, faisant respectivement 21 décès pour 31 cas, de janvier à avril, et 45 décès pour 60 cas, de juillet à décembre). Une infirmière ayant soigné des malades atteints au Gabon meurt d’Ebola en Afrique du Sud, la même année.

En 2000, Ebola touche pour la première fois l’Ouganda (224 décès pour 425 cas) ; elle y revient en 2007 dans la région du lac Albert (37 morts pour 149 cas, soit un taux de mortalité inhabituellement bas de 25 %, peut-être en raison d’une souche moins virulente), 2011 (1 cas mortel, à 35 km de la capitale2), 2012 (dans le district de Kibale, dans l’ouest du pays : 17 morts pour 24 cas3) et 2013 (4 morts pour 7 cas). Une épidémie touche de nouveau le Gabon en 2001-2002 (53 décès pour 65 cas), ainsi que la République du Congo voisine (44 décès pour 59 cas en 2001-2002, 128 décès pour 143 cas de janvier à avril 2003, 29 décès pour 35 cas en novembre-décembre 2003, 10 décès pour 12 cas en 2005). La République démocratique du Congo est également touchée en 2007 (187 morts pour 264 cas), 2008 (dans le Kasaï-Occidental, 14 décès pour 32 cas) et 2012 (dans la Province orientale, 29 décès pour 54 cas).

Début 2014, l’Afrique de l’Ouest est le théâtre de l’épidémie d’Ebola la plus meurtrière depuis la découverte des premiers cas en 19764,5. D’abord localisée dans le sud de la Guinée, notamment dans les préfectures de Gueckédou6, Macenta et Kissidougou, l’épidémie se propage rapidement au Liberia puis dans un deuxième temps à la Sierra Leone78. Des cas de maladie à virus Ebola survenus en Sierra Leone lors d’une épidémie de fièvre de Lassa entre 2006 et 2008 et identifiés montrent que le virus était déjà présent dans la région9. En juillet 2014, un décès lié au virus survient au Nigéria, il s’agit d’un homme en provenance du Libéria et mort peu après son débarquement à l’Aéroport de Lagos10. Au 26 juillet 2014, on dénombrait 660 décès pour plus de 1100 cas de fièvre hémorragique10.
Le 27 juillet 2014, l’OMS fait état de « chaînes de transmission non détectées » subséquemment à une recrudescence de nouveaux cas en Guinée après plusieurs semaines de faible activité virale.11

Le virus

Virus Ebola (au microscope électronique en transmission)

Comme le virus Marburg, le virus Ebola appartient à la famille des Filoviridae (ordre des Mononegavirales). Il a été décrit pour la première fois en 1976 par David Finkes12. Les Filoviridae sont des virus à ARN de forme filaire (d’où le nom de la classe). Le génome du virus Ebola contient sept gènes qui codent neuf protéines différentes13.

Le genre Ebolavirus regroupe cinq espèces différentes14,15 :

  • ebolavirus Zaïre, identifiée au Zaïre en 1976 (la souche découverte en 2014 appartient à cette espèce16) ;
  • ebolavirus Soudan, identifiée au Soudan en 1976 ;
  • ebolavirus Reston, identifiée dans le secteur de Reston aux États-Unis en 1983 ;
  • ebolavirus Forêt de Taï (anciennement appelée Ebola-Côte d’Ivoire), identifiée dans le parc national de Taï en Côte d’Ivoire en 1994 ;
  • ebolavirus Bundibugyo, identifiée à Bundibugyo, en Ouganda en 2008.

Les deux premières (Zaïre et Soudan) sont responsables de la quasi-totalité des cas humains13. Le virus philippino-américano-africain (Reston) semble être transmissible à l’homme mais sans donner de signes cliniques17.

Réservoirs viraux

Le réservoir naturel potentiel du virus Ebola pourrait être chez des chauves-souris, notamment l’espèce de la roussette d’Égypte18. Des anticorps du sous-type Zaïre ont été détectés dans le sérum de trois espèces de chauves-souris frugivores tropicales : Hypsignathus monstrosus19, Epomops franqueti20 et Myonycteris torquata21. Les résultats des recherches prouvent aussi la présence de séquences d’ARN viral dans le foie et la rate de ces mêmes petits mammifères volants. Le virus n’a cependant jamais été retrouvé chez ces animaux13. Cette présence démontre que ces chauves-souris sont porteuses du virus sans pour autant être malades, les désignant alors comme réservoir naturel potentiel du filovirus Ebola. Jusqu’à présent, on pensait que les chauves-souris contaminaient d’abord un autre animal avant que le virus n’atteigne les populations humaines. Elles peuvent cependant contaminer directement les humains. En effet, selon l’IRD, dans certaines circonstances, des chauves-souris pourraient directement transmettre Ebola à l’Homo sapiens22.

Les porcs domestiques sont sensibles aux virus Ebola Zaïre (par infection des muqueuses)23. Ils développent alors une maladie respiratoire grave (pouvant être confondue avec d’autres maladies respiratoires porcines), associée à une effusion de charge virale élevée dans l’environnement, exposant les porcs sains à l’infection23.

Écoépidémiologie

Le cycle du virus dans la nature est encore mal connu. On sait qu’il affecte certains grands singes24 et les chauve-souris. L’hypothèse est la suivante :

  • Les chauves-souris sont porteuses saines.
  • Les chauves-souris contaminent les singes.
  • Les humains chassent en forêt, et se font contaminer, (par exemple en « mangeant de la viande de brousse contaminée »25, ou en rencontrant les singes, ou encore en mangeant des chauve-souris comme l’Hypsignathus monstrosus.

Pouvoir pathogène

La période d’incubation varie de 2 à 21 jours (généralement de 5 à 12 jours). Une semaine après le début des symptômes, les virions envahissent le sang et les cellules de la personne infectée. Les cellules les plus concernées sont les monocytes, les macrophages, et les cellules dendritiques. La progression de la maladie entraîne généralement la désagrégation des organes vitaux, en particulier les reins et le foie. Ceci provoque des hémorragies internes importantes. La mort survient, peu de temps après, par choc cardio-respiratoire.

Ebola sature tous les organes et les tissus de particules virales à l’exception des os et des muscles moteurs. Il forme d’abord de petits caillots de sang diffus dans l’ensemble des vaisseaux (coagulation intravasculaire disséminée) dont le mécanisme n’est pas clair26. Les caillots se collent ensuite aux parois des vaisseaux sanguins pour former un « pavage ». Plus l’infection progresse, plus les caillots sont nombreux, ce qui bloque les capillaires. Finalement, ils deviennent si nombreux qu’ils bloquent l’arrivée sanguine dans les divers organes du corps. Quelques parties du cerveau, du foie, des reins, des poumons, des testicules, de la peau et des intestins se nécrosent alors car elles souffrent d’un manque de sang oxygéné.

Une des particularités d’Ebola est la brutalité avec laquelle il s’attaque aux tissus conjonctifs. Il provoque aussi des taches rouges appelées pétéchies ; ce sont des hémorragies sous-cutanées. Il se multiplie dans le collagène de la structure de la peau. Les sous-couches de la peau meurent et se liquéfient ce qui provoque des bulles blanches et rouges dites maculopapulaires. À ce stade, le simple fait de toucher la peau la déchire tant elle est amollie.

Le virus provoque une réaction inflammatoire importante mais certaines protéines virales semblent inhiber l’interféron27.

Modes de transmission

La transmission par contact direct avec les liquides organiques (sang, sperme, excrétions, salive) d’une personne infectée est la plus considérable de toutes. Les risques de propagation chez le personnel hospitalier sont très élevés, particulièrement si la stérilisation du matériel n’est pas assurée. Dans les zones endémiques, des manques en matière d’hygiène et de sécurité ont causé la mort de plusieurs médecins et infirmiers lors d’épidémies et favorisent les contaminations nosocomiales.

La transmission du virus peut aussi s’effectuer par contacts étroits du malade avec ses proches. On entend par contacts étroits des contacts directs avec les liquides organiques d’une personne infectée, qu’elle soit vivante ou décédée. Les rituels funéraires de certaines populations d’Afrique centrale, consistant à laver le corps, puis à se rincer les mains dans une bassine commune, ont souvent favorisé la propagation du virus à travers la famille et les amis du défunt. Des cas de transmission par le sperme se sont déjà produits jusqu’à sept semaines après la guérison clinique du malade. La transmission peut se produire chez des personnes ayant manipulé des primates infectés par le virus, morts ou vivants. Sous des conditions expérimentales, le virus arrive également à se propager par des gouttelettes ou des particules aérosol.

Symptômes

Article détaillé : Fièvre hémorragique Ebola.

La fièvre hémorragique Ebola se caractérise par une soudaine montée de fièvre accompagnée d’asthénie, de myalgie, de céphalées ainsi que de maux de gorge. Débutent ensuite les diarrhées, les vomissements, les éruptions cutanées et l’insuffisance rénale et hépatique. Des hémorragies internes et externes surviennent ensuite, suivies du décès par choc cardio-respiratoire dans 50 à 90 % des cas. Les signes hémorragiques peuvent être très frustes à type d’hémorragies conjonctivales. Elles peuvent aussi être profuses à type d’hématémèse et demelæna. La contagiosité des malades est donc très variable bien qu’il ne suffise que de 5 à 10 particules virales d’Ebola pour déclencher une amplification extrême du virus dans un nouvel hôte.

La durée d’incubation (le temps écoulé entre l’infection et l’apparition des symptômes) varie de 2 à 21 jours mais elle est dans la plupart des cas de 4 à 9 jours28.

Le décès survient dans un tableau de choc avec défaillance multi-viscérale, au bout de 6 à 16 jours13. Les cas non mortels peuvent entraîner des séquelles neurologiques, hépatiques ou oculaires. Le virus zaïrois semble plus dangereux que le virus soudanais, avec une mortalité atteignant de 60 à 90 % des cas13.

Biologie

Un déficit en globules blancs (leucopénie) est fréquent, touchant particulièrement les lymphocytes. Il peut exister un déficit en nombre de plaquettes sanguines (thrombopénie), une augmentation des transaminases. Une protéinurie (protéines dans les urines) peut apparaître.

Diagnostic

Le diagnostic est suspecté devant le tableau clinique et la localisation en lieu d’endémie ou d’épidémie. Il est confirmé par la détection du virus ou de particules virales, soit par PCR soit parméthode immuno-enzymatique ELISA. La recherche d’anticorps de type immunoglobuline G (IgG) ou immunoglobuline M (IgM) est une méthode indirecte. L’élévation de ces anticorps est retardée (surtout pour les IgG) mais persiste longtemps après la fin de l’infection, permettant un diagnostic rétrospectif.

L’inactivation du virus est souhaitable avant tout test sur des échantillons. Elle peut être faite soit par la chaleur, soit par irradiation29.

Traitement

Il n’existe aucun traitement curatif et l’évolution est fatale dans 60 % à 90 % des cas30,31.

Un vaccin vivant atténué expérimental donne des résultats encourageants chez le singe32. Il a été administré en mars 2009 à une chercheuse travaillant sur le virus, après une possible contamination accidentelle. L’évolution en a été favorable33.

D’autres pistes sont en cours d’exploration chez l’animal : utilisation d’une protéine inhibitrice d’un facteur de la coagulation34 ou inhibition de l’ARN polymérase viral par des ARN interférents35.

Précautions

  • L’abattage des animaux infectés en utilisant des gants et un masque, avec une surveillance rigoureuse de l’enterrement ou de l’incinération des carcasses, peut s’avérer nécessaire pour réduire le risque de transmission de l’animal à l’homme. La restriction ou l’interdiction du déplacement des animaux à partir des élevages infectés vers d’autres zones peut réduire la propagation de la maladie36,37.
  • Les produits (sang et viande) doivent être cuits soigneusement avant d’être consommés.
  • Les communautés touchées par le virus Ebola doivent informer la population de la nature de la maladie et des mesures prises pour endiguer la flambée, y compris lors des rites funéraires. Les personnes mortes de cette infection doivent être enterrées rapidement et sans prendre de risque.
  • L’imposition de la quarantaine, l’interdiction d’aller dans les hôpitaux, la suspension de la pratique des soins aux malades et des funérailles ainsi que la mise à l’écart des malades dans des huttes séparées qui sont désinfectées (de l’eau de javel à deux semaines d’intervalle suffit), parfois brûlées après la mort de leurs occupants, permettent d’endiguer les épidémies. Sur le terrain, il n’existe toujours pas de mesure plus sécuritaire si ce n’est le port du filtre à air.
  • Les recherches en laboratoires doivent être menées au sein d’installations de confinement de niveau de biosécurité 4. Les laboratoires de niveau 4 sont entièrement autonomes et possèdent un système de ventilation spécialisé, un sas d’entrée et de sortie, des enceintes de protection biologique de classe III, etc. Les procédures sur la stérilisation et la décontamination y sont rigoureusement appliquées et les employés revêtent une combinaison pressurisée.

En Europe, le premier laboratoire à recevoir l’autorisation de travailler sur Ebola, en l’an 2000, fut le laboratoire P4 Jean Mérieux, à Lyon (France)38.

Aux États-Unis, la NIH finance à partir de 2012 pour une durée de 5 ans l’institut Albert Einstein College of Medicine afin d’étudier les mécanismes moléculaires de l’infection du virus et sa diffusion chez l’animal39.

Trinidad autorisé à explorer et rechercher du pétrole en Haiti (yo pral fourer nou san kapòt)


imageSignature du Protocole d’accord entre Haiti et Trinidad et Tobago, dans le domaine de l’énergie

 

Haïti et Trinidad ont signé lundi un accord portant sur l’énergie au terme duquel Port-au-Prince accorderait le droit à Trinidad d’explorer et de rechercher du pétrole en Haïti, le gouvernement s’est engagé à acheter des produits pétroliers de Trinidad et Tobago qui va investir dans leS stations service dans le pays, a appris Haiti Press Network. 

 

Le ministre haïtien du commerce Wilson Laleau et son homologue trinidadien de l’énergie Kevin Ramnarine ont signé cet accord lundi à Port d’Espagne.

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du président Michel Joseph Martelly et du Premier ministre de Trinité-et-Tobago Madame Kamla Persad-Bissessar, au cours d’une rencontre qui a eu lieu le 28 Juillet 2014, à Port d’Espagne, en marge du Sommet CARICOM-Japon.

Selon un communiqué de la présidence, “ce protocole d’accord prévoit le développement d’une coopération bilatérale dans le domaine de l’énergie, dans le cadre de la mise en œuvre de la politique énergétique du gouvernement Martelly-Lamothe. Il entend établir un partenariat commercial entre les deux pays”

Cet accord prévoit la construction et la gestion d’un port moderne à Miragoâne dans le département des Nippes, la construction d’une usine de fabrication de bonbonnes de gaz propane (GPL), 

Trinidad qui va établir des stations services en Haïti avec la marque NP (National Petroleum) devait également approvisionner Haïti en produits pétroliers de Trinité-et-Tobago.

Un point du contrat prévoit que “l’Exploration et la recherche pétrolière en Haïti”, seront confiées à Trinidad et Tobago.

 

Gaza: au moins 108 Palestiniens tués mercredi,un déluge de feu s’abat sur Gaza


Au moins 17 personnes ont été tuées et 150 autres blessées lors d’une frappe israélienne sur un marché de Chajaya, une banlieue de l’est de la ville de Gaza.

 

Plus d’une centaine de Palestiniens ont été tués mercredi dans la bande de Gaza ravagée par les frappes israéliennes, dans une journée de cauchemar marquée par des tueries sur un marché et un centre de réfugiés de l’ONU.
Les États-Unis et l’ONU ont condamné le pilonnage avant l’aube de l’école de l’Agence de l’ONU pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) à Jabaliya, où 3000 Gazaouis chassés par les combats espéraient être à l’abri des bombes. Au moins 16 Palestiniens y ont péri lorsque deux obus sont tombés sur l’établissement.

L’Agence pour l’Aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) a dénoncé une «grave violation du droit international» par Israël et exigé que «des comptes soient rendus». Elle a réclamé «une action politique déterminée pour mettre un terme immédiat au carnage en cours». Six refuges de l’ONU ont été touchés par des frappes, selon l’UNRWA.
Rien ne semble pouvoir arrêter ce conflit entre Israël et le Hamas au pouvoir à Gaza, qui a fait au total 1359 morts palestiniens, selon les secours locaux, depuis le début le 18 juillet de l’offensive israélienne destinée à mettre fin aux tirs de roquettes et à détruire les tunnels utilisés par le groupe palestinien.
Malgré la dévastation et le lourd bilan humain, les tirs de roquettes à partir de Gaza n’ont pas cessé et 120 tirs ont été recensés par l’armée. En outre, trois soldats israéliens ont péri à Gaza dans un tunnel piégé, portant à 56 le nombre de militaires tués, le bilan le plus lourd pour l’armée depuis la guerre du Liban en 2006.
«C’est injustifiable, les responsabilités doivent être déterminées et justice doit être rendue», s’est indigné le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, en parlant du bombardement de l’école, alors que l’UNRWA a ouvertement accusé Israël.
«Il n’y avait que des enfants, que des jeunes ici. Pourquoi font-ils ça? Où peut aller la population?», s’est insurgé Hicham al-Masri, l’un des réfugiés.
«Des enfants ont été tués alors qu’ils dormaient à côté de leurs parents sur le sol d’une salle de classe», a protesté le patron de l’UNRWA, Pierre Krähenbühl, en relevant que l’armée avait reçu toutes les informations sur l’école.
Relations tendues

En revanche, les États-Unis n’ont pas incriminé explicitement Israël dans ce bombardement. Mises à l’épreuve depuis des mois, les relations entre les alliés israélien et américain se sont encore tendues, la position du secrétaire d’État John Kerry étant jugée trop favorable au Hamas aux yeux d’Israël.
Les critiques israéliennes contre M. Kerry, dont la tournée dans la région pour arracher une trêve s’est soldée par un échec, sont «blessantes et absurdes», a déploré une de ses porte-parole.
La France a aussi condamné le bombardement de l’école et Amnesty International a évoqué un «crime de guerre potentiel» en réclamant une enquête.
Mais le drame de l’école de Jabaliya n’a pas été le seul de la journée pour les civils qui ne sont nulle part à l’abri dans un territoire minuscule, enclavé, et soumis à un double blocus israélien et égyptien.

Frappe sur un marché
Au soir d’une des journées les plus sanglantes du conflit, sur un marché de Chajaya, à quelques kilomètres de Jabaliya, au moins dix-sept Palestiniens ont été fauchés.
De nouvelles scènes insoutenables. Des passants évacuant en catastrophe, sur des couvertures tendues ou des brancards, des corps inanimés, vers les ambulances ou des véhicules particuliers. Des victimes ensanglantées, parfois mutilées. Des flaques de sang.
Et sept membres d’une même famille ont été tués par des tirs de tanks dans le secteur de Khan Younès (sud). Bilan de la journée, au moins 108 morts selon le porte-parole des services d’urgence palestiniens Achraf al-Qodra.
Parmi les 1359 morts au total, les trois-quarts sont des civils, a estimé l’ONU, et plus de 245 des enfants, a précisé l’UNICEF.
Israël rend le Hamas responsable de la mort des civils, l’accusant de s’en servir comme«boucliers humains».
Divergences de fond

Après 23 jours d’un conflit qui ravage l’étroite enclave palestinienne, la guerre ne donne aucun signe de répit pour les habitants de Gaza, déchirés entre douleur et colère.
«Nous voulons la guerre! Nous voulons que Qassam [la branche militaire du Hamas] riposte au coeur de Tel-Aviv!» crie un homme sur le marché de Chajaya.
Si le chaos est total à Gaza, la solution diplomatique est suspendue aux desiderata des deux camps. Une délégation israélienne est arrivée mercredi au Caire, intermédiaire habituel dans les négociations entre Palestiniens et Israéliens.
L’envoi d’une délégation conjointe des principaux mouvements palestiniens, pour le moment retardé, a également été annoncé par l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).
Mais même en cas d’un hypothétique cessez-le-feu, les divergences de fond resteraient entières.
Le Hamas exige un retrait des troupes israéliennes de Gaza dont elles s’étaient unilatéralement retirées en 2005. Il réclame également une levée du blocus israélien qui asphyxie son économie depuis 2006.
Quant à Israël, il a répété sur tous les tons que son armée ne quitterait pas l’enclave tant que la menace pour sa population posée par les roquettes et les tunnels n’aurait pas été réduite à néant.
Le gouvernement de Benjamin Néthanyahou bénéficie, à en croire les sondages, du soutien des Israéliens, malgré le lourd bilan militaire dans l’offensive déclenchée par des raids aériens avant de s’étendre à une opération terrestre. Deux civils israéliens et un Thaïlandais ont péri dans les tirs de roquettes depuis le 8 juillet.

 

Agressions contre des juifs à Montréal: du «jamais-vu», soutient un représentant


Le Centre consultatif des relations juives et israéliennes – Québec (CIJA-QC) a déploré jeudi que des juifs aient récemment été la cible de violences physiques et de harcèlement dans la métropole.

Le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), le commandant Ian Lafrenière, a confirmé qu’un certain nombre de plaintes avaient récemment été déposées auprès des autorités.

«C’est très difficile de pointer précisément le nombre, parce que c’est une situation qui évolue. Nous, on parle de quelques cas», a-t-il affirmé avant de préciser que le nombre de plaintes était de «moins d’une douzaine».

Le réseau de télévision anglophone CTV a rapporté mercredi qu’un touriste juif d’origine française a été frappé au visage par un individu alors qu’il sortait d’un restaurant casher situé sur le chemin Queen Mary, à Montréal.

 

Le CIJA-QC cite également le cas d’une voiture décorée de croix gammées et d’une inscription injurieuse à l’endroit d’Israël qui aurait circulé sur la côte Sainte-Catherine, à Outremont – quartier à forte concentration de résidants d’origine juive –, avec à son bord deux occupants qui brandissaient des drapeaux palestiniens.

C’est du «jamais-vu», a déploré le directeur associé aux affaires publiques au sein de l’organisation, David Ouellette, qui est en poste depuis 2006.

«On n’a jamais vu des cas de juifs agressés ou harcelés dans un contexte quotidien. Nous sommes très troublés de voir qu’il y a des éléments au Québec qui souhaitent importer la haine et la violence d’ailleurs», at-il dénoncé.

Il y a pourtant eu pendant cette période le conflit entre le Hezbollah et Israël (2006) ainsi que deux offensives de Tsahal contre Gaza (les opérations «Plomb durci», en 2008, et «Pilier de défense», en 2012).

M. Ouellette suggère que cette animosité pourrait s’expliquer par une «radicalisation des militants».

Le commandant Lafrenière n’a pas voulu se lancer dans les comparaisons. Il s’est contenté d’affirmer que tout crime haineux, peu importe le motif, était inacceptable et que le SPVM prenait ces cas au sérieux.

 

Des centaines d’intellectuels dénoncent le soutien du Canada à Israël


 

En plus des différentes manifestations de soutien pour l’un ou l’autre camp tenues ces derniers jours à Montréal, des comportements jugés haineux ont été répertoriés et signalés aux autorités policières, qui disent les prendre «très au sérieux».
Près de 500 universitaires, juristes et défenseurs des droits de la personne ont accusé jeudi le gouvernement de Stephen Harper de « discréditer » le Canada en adoptant une position « déséquilibrée et partisane » exagérément pro-israélienne dans le conflit actuel.
Après avoir rappelé le lourd bilan humain des affrontements, les signataires de cette lettre ouverte publiée par le Globe and Mail estiment que « le mépris pour le droit international exprimé par le silence du Canada sur de potentielles violations très graves [des règles de la guerre] discrédite le Canada ».

Allié inconditionnel d’Israël, le gouvernement conservateur de M. Harper n’a eu de cesse de rappeler son droit à se défendre depuis le début des hostilités, il y a 17 jours, sans toutefois l’appeler à la retenue à Gaza comme Washington a pu le faire.

Ottawa a dénoncé mercredi l’ouverture d’une enquête de l’ONU sur les éventuels crimes de guerre commis par l’armée israélienne dans la bande de Gaza lors de l’actuelle opération Bordure protectrice.

« [Nous] sommes profondément perturbés par la position déséquilibrée et partisane adoptée par le gouvernement canadien et les parties politiques fédéraux », écrivent les auteurs de cette lettre.

« L’adoption d’une telle position manichéenne nuit aux propres objectifs de politiques étrangères [du gouvernement canadien], à savoir la conclusion d’un accord de paix global, équitable et durable entre Israël et la Palestine », remarquent les signataires.

Les 500 personnalités concluent leur lettre en estimant que, « plutôt que de garder le silence face à ces violations du droit international humanitaire, un vrai ami devrait agir avec responsabilité et appeler Israël à y mettre fin ».

En réaction, un porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères, Adam Hodge, a souligné que « le Canada regrette les morts et les souffrances de civils innocents à Gaza ». Toutefois, a-t-il insisté, « le Hamas et ses alliés portent l’entière responsabilité » de ces pertes.

Estimant que l’armée israélienne a « pris des mesures exceptionnelles pour réduire les pertes civiles », M. Hodge a fait valoir qu’Israël « devait être loué et pas critiqué pour ses efforts ».

Amnistie internationale interpelle John Baird

Dans un autre texte diffusé séparément jeudi, l’organisation de défense des droits de la personne Amnistie internationale interpelle le chef de la diplomatie canadienne, John Baird, à propos également du conflit israélo-palestinien.

Demandant qu’Ottawa « insiste pour que l’escalade rapide de ces violations — perpétrées par les deux parties en cause — cesse immédiatement », Amnistie se dit « grandement préoccupée que le gouvernement du Canada n’ait pas, jusqu’à maintenant, condamné énergiquement la nature de l’offensive militaire lancée par le gouvernement israélien ».

Au 17e jour de l’offensive israélienne sur Gaza, les secours ont recensé 798 Palestiniens tués, dont 15 jeudi dans le bombardement d’une école de l’ONU, et plus de 5000 blessés. Trente-deux soldats israéliens ont perdu la vie ainsi que deux civils israéliens et un ouvrier thaïlandais.

Ebola: l’inquiétude gagne le reste du monde


L’inquiétude face à l’épidémie d’Ebola qui se propage en Afrique de l’Ouest a commencé à gagner le reste du monde, les autorités britanniques s’alarmant mercredi de cette«menace» tandis que Hong Kong annonçait de possibles mesures de quarantaine.

L’organisation Médecins sans frontières a averti que le virus, qui a fait plus de 670 morts en Afrique de l’Ouest depuis le début de l’année, était «hors de contrôle» et qu’il y avait un «réel risque de voir de nouveaux pays touchés».

La maladie touche la Guinée, le Liberia, la Sierra Leone, et a fait un mort au Nigeria, un passager arrivé à Lagos par avion de Monrovia via Lomé, ce qui a conduit deux compagnies aériennes africaines, Arik et ASKY, à interrompre leurs liaisons avec le Liberia et la Sierra Leone.

La situation a conduit l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) à consulter l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au cours d’une téléconférence mardi, sans donner lieu toutefois à la prise de mesures immédiates.

À Londres, une réunion interministérielle de crise a été convoquée à propos de cette épidémie que «le premier ministre [David Cameron] considère comme une menace très sérieuse», a expliqué le chef de la diplomatie Philip Hammond.

Le ministre des Affaires étrangères s’est toutefois voulu rassurant après la réunion en jugeant «très peu probable» la possibilité qu’Ebola se propage au Royaume-Uni.

«Je voudrais souligner qu’en ce qui concerne le Royaume-Uni, la question porte sur la possibilité que quelqu’un ayant contracté la maladie en Afrique tombe malade ici», a-t-il déclaré.

Quant à une «propagation de la maladie au Royaume-Uni, nous avons des procédures de contrôle de l’infection qui rendent [cette hypothèse] très peu probable», a-t-il assuré, ajoutant que l’«approche la plus logique» était de fournir de l’aide «pour traiter la maladie à la source».

Une personne au Royaume-Uni, soupçonnée d’avoir contracté la maladie, a subi des tests qui se sont révélés négatifs.

Mobilisation internationale

Les autorités britanniques ont averti les agents de contrôle aux frontières et le personnel des aéroports sur les symptômes de cette maladie, et appelé les médecins à la vigilance, la période d’incubation de la maladie pouvant aller jusqu’à une vingtaine de jours.

Des recommandations d’hygiène sont données aux voyageurs dans la région affectée par Ebola sur le site du Foreign Office, comme le font également plusieurs autres pays européens depuis quelques mois.

À Bruxelles, une source européenne a assuré que l’UE était équipée pour dépister et traiter les malades contaminés par le virus Ebola, et jugé «infime» la probabilité que l’épidémie touche les États membres.

Cette source a estimé que le système pour «dépister et contenir rapidement l’épidémie» fonctionnait, citant l’exemple d’un cas suspect signalé à Valence en Espagne qui s’est finalement révélé négatif.

La Commission européenne a pour sa part annoncé une aide supplémentaire de deux millions d’euros pour tenter de contenir l’épidémie, portant son assistance à 3,9 millions au total.

À Hong Kong, ville densément peuplée de sept millions d’habitants précédemment affectée par des épidémies comme le SRAS, les autorités sanitaires ont annoncé qu’elles mettraient en quarantaine tout voyageur en provenance de Guinée, Sierra Leone et Liberia ayant des symptômes de fièvre, par mesure de précaution.

Les responsables de la santé hongkongais ont indiqué que des tests menés sur une femme arrivant d’Afrique, souffrant de fièvre et de vomissements, s’étaient également révélés négatifs.

La France s’est quant à elle dite «mobilisée depuis le début de la crise» pour apporter aux pays concernés «un soutien technique et une expertise pour juguler l’épidémie».

Le ministère français des Affaires étrangères a notamment précisé soutenir «un projet de laboratoire mobile» permettant «un diagnostic au plus près des foyers actifs et dans de bonnes conditions de sécurité».

Le virus Ebola se manifeste notamment par des hémorragies, des vomissements et des diarrhées. Son taux de mortalité peut aller de 25 à 90 % et il n’existe pas de vaccin homologué. Il se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d’animaux infectés.

Cette épidémie s’est déclarée au début de l’année en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone, trois pays voisins qui, au 23 juillet, totalisaient 1.201 cas, dont 672 mortels, selon le dernier bilan de l’OMS.

ÉTATS-UNIS Une procédure judiciaire contre Obama est approuvée par la Chambre


 

La Chambre des représentants américaine, dominée par le parti républicain, a autorisé mercredi le lancement de poursuites contre le président Barack Obama pour abus de pouvoir, une procédure inhabituelle et dénoncée comme électoraliste par les démocrates.

La Chambre a adopté par 225 voix contre 201 une résolution autorisant le président de la Chambre, John Boehner, à engager des poursuites judiciaires contre le président pour avoir enfreint ses responsabilités constitutionnelles en n’ayant pas appliqué fidèlement la loi de réforme du système de santé de 2010. Tous les démocrates ont voté contre.

L’accusation est paradoxale pour beaucoup de démocrates, car les républicains honnissent justement la réforme, surnommée «Obamacare».

Mais la plainte est la concrétisation juridique d’un argument politique avancé par les républicains avant les élections législatives de novembre: Barack Obama se serait transformé en monarque, gouvernant par décret et interprétant librement les lois votées par la représentation nationale.

«Le président Obama est allé au-delà de ses pouvoirs constitutionnels, et il est de la responsabilité de la Chambre des représentants de défendre la Constitution», a expliqué John Boehner lundi dans une tribune.

cause ici: l’administration Obama a repoussé à deux reprises l’entrée en vigueur d’un volet de la loi de santé relatif aux employeurs, des délais motivés par les débuts chaotiques de la réforme l’an dernier.

Le président américain a par ailleurs régularisé depuis un décret de 2012 580 000 sans-papiers, pour une durée limitée, et a agi dans d’autres domaines — des initiatives assumées, et justifiées par le besoin d’agir dans des secteurs où le Congrès reste paralysé entre une Chambre républicaine et un Sénat démocrate.

L’avenir des poursuites de la Chambre reste incertain, car la justice s’est montrée hésitante à arbitrer des conflits entre les pouvoirs exécutif et législatif.

Les alliés démocrates du président ont affirmé ces derniers jours que l’objectif républicain était en fait l’«impeachment» (mise en accusation) de Barack Obama, un sort réservé aux présidents accusés de délits graves, comme Bill Clinton. Mais les chefs républicains ont fermement démenti que c’était là leur intention réelle.

«Au lieu de porter plainte contre moi parce que je fais mon travail, je veux que le Congrès fasse son travail et rende la vie des Américains qui les ont élus un peu meilleure», a répliqué Barack Obama mercredi lors d’un déplacement dans le Missouri.«Arrêtez les effets de manche!»

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Stations de métro: la STM se défend d’avoir fait des «changements de noms»


Bien qu'elle ait demandé le 9 mai dernier... (Photo Archives La Presse)

 

Bien qu’elle ait demandé le 9 mai dernier l’ajout des particules « du » et « de » devant les noms de 19 stations, la STM se défend d’avoir effectué des « changements de noms ».

Ainsi, même si la station « Cadillac » devient « De Cadillac » et la station « Parc », « du Parc », entre autres, la STM assure qu’il « n’est pas question » de modifier la signalétique de ces endroits.

« Quand on aura à modifier la sonorisation pour différentes raisons, on ajoutera les particules. Mais on n’entendra pas les changements à court terme », assure la porte-parole de la STM Isabelle Tremblay.

Elle explique que la STM a « simplement » voulu harmoniser la toponymie des stations de métro avec celles des artères dont sont inspirés leurs noms.

« Le fait d’ajouter des particules, ça ne coutera pas un sou de plus », atteste la porte-parole. « De temps en temps, on modifie les cartes de métro, le site Web, le rapport annuel, les communiqués de presse, alors on va faire les changements à ces endroits, graduellement. »

 Changement de nom à 125 000 $

Le seul véritable changement de nom concerne la station Square-Victoria, qui devient Square-Victoria-OACI, en « hommage » à l’Organisation de l’aviation civile internationale, qui a son pied-à-terre à Montréal. La décision d’ajouter «ce nom prestigieux» a été prise par le conseil d’administration de la STM en avril dernier.

« On voulait souligner leur 70e anniversaire, leur rendre hommage. C’est une décision exceptionnelle », souligne Isabelle Tremblay.

L’ « hommage » coutera 125 000 $ au total. Un montant qui s’explique par la modification de la sonorisation et de la signalétique, tant dans la station de métro qu’à l’extérieur de celle-ci