Une maladie rare qui fait des ravages. Environ 70 % des personnes atteintes vivent dans Lanaudière.


danielle lepageMême si sa maladie rare lui a fait perdre ses doigts, Danielle Lepage porte à bout de bras la ­recherche sur la neuropathie sensorielle. Grâce à sa collecte de fonds annuelle, la science fait des pas de géant.

Faute de financement public, la recherche d’un remède contre une maladie rare qui fait des ravages dans Lanaudière dépend uniquement des dons que récolte une bénévole elle-même lourdement atteinte.

À 58 ans, Danielle Lepage vit avec la perspective de sa propre mort en permanence. «Il suffirait d’une petite infection et la semaine prochaine je pourrais être morte», souffle la dame, à qui la gangrène a déjà pris tous ses doigts.

« Il suffirait d’une petite infection et la semaine prochaine je pourrais être morte. » – Danielle Lepage

Mme Lepage souffre de la neuropathie sensorielle, une maladie rare causée par une mutation génétique. Ce mal atteint les nerfs et multiplie les risques d’infection. Environ 70 % des personnes atteintes vivent dans Lanaudière.

«Dans certains secteurs, une personne sur onze porte le gène», souligne Mme Lepage. Jusqu’à tout récemment, un nouveau cas était relevé tous les 10 ans en moyenne.

Des surhommes malades

«Ces gens-là, c’est un peu des fakirs, des surhommes. Ils ne sentent pas la douleur, alors ils se blessent à répétition et deviennent la proie des bactéries», explique le Dr Bernard Brais, neurologue à l’Institut et à l’Hôpital neurologique de Montréal.

Il y a 10 ans, son équipe, affiliée à l’Université McGill, a mis le doigt sur la mutation génétique responsable de la maladie. Cette découverte a permis de prévenir la naissance de nouveaux malades, une priorité pour le Dr Brais.

À un cheveu d’un remède

Mais malgré ces réussites, la neuropathie sensorielle intéresse peu les organismes de financement.

«On dépend essentiellement de Danielle», indique le Dr Brais.

Les scientifiques sont pourtant à un cheveu d’une découverte majeure. Ils ont réussi à créer une souris transgénique porteuse de la mutation génétique problématique qui pourrait être utilisée pour tester des modèles thérapeutiques.

Pour aider les chercheurs, Mme Lepage prépare une soirée-bénéfice pour la septième année consécutive et a convaincu un producteur d’asperges de donner à la recherche 1 $ par «j’aime» sur sa page Facebook.

Le geste d’Asperges Primera n’est pas anodin, car l’asperge est riche en vitamine B2, ou riboflavine, élément qui pourrait devenir un remède.

«Je ne profiterai pas des recherches, je suis trop vieille. Mais pour les plus jeunes, j’ai beaucoup d’espoir, sourit Mme Lepage. Je veux leur permettre d’avoir les rêves que je n’ai jamais pu avoir.»

Afrique-Morts africains en Méditerranée : Cherchez le pyromane ! Je veux ton pétrole mais pas de toi ! hi..


Des migrants rescapés à Catania, Italie, 23 avril 2015.

Comment ne pas être agacé par toute cette soudaine et nouvelle surmédiatisation qu’on fait ces derniers jours des morts de la Méditerranée ? Certes, c’est l’actualité et une mise en agenda s’impose. Mais la vague, hélas, passera et bientôt, on parlera d’autres choses. Et c’est ce qui est bien dommage, car cette tragédie au sud de l’Europe dure au moins depuis 15 ans ! Je n’étais pas encore en Europe que j’entendais déjà parler des candidats à la migration qui mouraient dans le ventre de la l’Atlantique en tentant de rejoindre les Îles Canaries.

Lampedusa n’était pas encore à la mode. Au Cameroun, les ados de mon âge disaient alors un peu bêtement : « fait-quoi-fait-quoi, coûte que coûte, j’irai moi aussi en Mbeng. Même en pirogue ! » Près de vingt ans plus tard, rien n’a changé.

On convoque la énième réunion d’urgence, une minute de silence, pour se jurer que jamais plus cela n’aura lieu, pour se gargariser de belles déclarations humanistes et accessoirement se lancer des piques : Le Nord de l’Europe toise le Sud. On compte les morts, on leur offre un cercueil, un tombeau dans un cimetière où reposent également les plus grands de la noblesse sicilienne. Quel lot de consolation ! Les familles des victimes n’auront jamais le corps de leurs fils. Si elles veulent faire leur deuil, elles n’ont qu’à se mettre à la plongée sous-marine pour rassembler les restes d’un rêve déchu.

À chaque naufrage de grande ampleur, lorsque plusieurs centaines de migrants meurent d’un coup, on parle de crimes contre l’humanité. Les plus véhéments osent même le terme de génocide. Ah bon ? ! On écrit des articles de journaux et parfois des romans, on tourne des reportages, on se retrouve dans des palaces somptueux, et puis on décide de ne rien décider.

Personne ne veut de ces gens-là. Est-ce que la misère se partage ? On préfère recevoir les marchandises : pétrole, cacao, café, uranium, etc. Le pétrole ! La Libye ! Immense passoire, un trou béant où règne le chaos depuis la mort de Kadhafi, le vilain méchant dictateur ! Combien sont-ils encore de vilains méchants dictateurs à être en poste sur ce continent-là, sur la planète ? Où sont donc passés les faux marchands de paix et de démocratie ? Ils continuent d’entretenir des relations commerciales et financières avec les régimes les plus douteux, mais eux, ces migrants-là, non, ils peuvent crever dans leurs pays.

Comme quoi les Noirs ne seraient nulle part chez eux, même pas en Afrique.

Qui peut reprocher à l’Europe de ne pas vouloir ni pouvoir encaisser tout ce flux migratoire ? Qui peut reprocher à l’Europe sa crainte d’appel d’air ? L’expression « ces étrangers-là », « ces gens-là » qu’il faut renvoyer « chez eux » n’est pas propre à l’Europe. Je l’ai souvent entendue, petit, au Cameroun, lorsqu’on parlait des Nigérians qui, pour nous, étaient tous des Biafrais ; il fallait qu’ils rentrent chez eux. On l’a entendu récemment, lorsque quelques Sud-Africains ont affiché une fois de plus au grand jour leur effroyable xénophobie, en chassant « ces gens-là » qu’ils trouvent trop noirs ! Et la liste est longue et noire. Comme quoi les Noirs ne seraient nulle part chez eux, même pas en Afrique. Le désir de sauvegarder ses intérêts est humain. Ce désir est aussi humain que le rêve et l’espoir d’accéder à une vie meilleure.

Détrompons-nous ! Avec ou sans passeur, les migrants continueront de braver la Méditerranée. La tête haute et avec beaucoup de dignité. On appelle cela l’instinct de survie. N’avez-vous donc jamais vu des gens qui sautent par la fenêtre du cinquième étage d’un immeuble en feu, croyant ainsi sauver leur vie ? Eh bien, c’est la même chose avec ces migrants. Ils sont plus que jamais conscients des risques énormes qu’ils prennent en payant pour des embarcations de fortune. Le proverbe ne dit-il pas que qui ne tente rien n’a rien ?

Avec ou sans passeur, les migrants continueront de braver la Méditerranée.

Toutes ces personnes, toutes ces familles, toutes ces femmes et enfants essayent de fuir l’incendie sociopolitico-économique et même écologique chez eux. Mais cherchons donc le pyromane au lieu d’envoyer l’armée contre les passeurs qui, de toute façon, existent dans tout type d’immigration clandestine. Ils sont affreux, ces passeurs, certes, mais n’en faisons pas des boucs émissaires. Le problème est ailleurs.

Allez chercher le pyromane politique qui soutient ou cautionne tacitement ou même ouvertement les régimes les plus corrompus et barbares. Cherchez le pyromane économique qui pille sans le moindre scrupule et spécule sur tout, même sur l’air et le vent. Trouvez donc le pyromane écologique qui vous dira qu’il faut sauver les places de travail… en Occident ! Où est passé le pyromane social qui corrompt à grande échelle, immoralement et en toute impunité parce que son action n’est pas illégale ? Lorsque nous aurons trouvé le pyromane, alors nous pourrons réduire cette tragédie.

 

By EdoGmyblog (Edouard Gregory) Posted in Actualité

Etats-Unis-Baltimore : nouveaux affrontements après les funérailles d’un jeune Noir -United State – Baltimore : new clashes after the funeral of a young Black


De nouveaux affrontements ont éclaté, lundi 27 avril, en fin d'après-midi à Baltimore (est des Etats-Unis) entre manifestants et policiers, juste après les funérailles d'un jeune Noir, mort dans des circonstances encore inexpliquées après son arrestation par la police. De nouveaux affrontements ont éclaté, lundi 27 avril, en fin d’après-midi à Baltimore (est des Etats-Unis) entre manifestants et policiers, juste après les funérailles de Freddie Gray, un jeune Noir, mort dans des circonstances encore inexpliquées après son arrestation par la police. Sept policiers ont été blessés et souffrent de fractures, dont l’un est inconscient, a indiqué Eric Kowalczyk, un porte-parole de la police de la ville.

Baltimore Police

The group continues to be violent and aggressive. They are disobeying dispersal orders. We are working to evacuate our injured officers.

Colère et frustration

Samedi 25 avril, plus d’un millier de personnes avaient déjà manifesté à Baltimore pour marquer leur colère et leur frustration après la mort de Freddie Gray. Le jeune homme de 25 ans est mort des suites d’une fracture des vertèbres cervicales une semaine après avoir été interpellé sans ménagement et placé en garde à vue pour possession d’un couteau.

Des vidéos de l’arrestation, filmée par plusieurs passants, montrent le jeune homme plaqué au sol par deux policiers et en présence d’un troisième. On le voit grimacer de douleur avant qu’il ne soit traîné dans un fourgon à proximité. Des marches ont lieu tous les jours depuis sa mort, dimanche 19 avril.

Plusieurs enquêtes ont été lancées pour faire la lumière sur le drame, dont une fédérale menée par le ministère de la justice. Les enquêteurs tentent de reconstituer les 45 minutes qui séparent son interpellation de l’appel d’une ambulance depuis le commissariat de police où il était en garde à vue.

Vendredi, la police de Baltimore a reconnu que Freddie Gray aurait dû recevoir une assistance médicale aussitôt après son arrestation et non près d’une heure après. Selon l’avocat de sa famille, sa moelle épinière était sectionnée à 80 % au niveau du cou. Six policiers ont été suspendus avec salaire après la mort du jeune homme.

#SANTE Votre smartphone peut vous défigurer


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Selon eux, le nickel dégagé par un grand nombre de ces appareils peut causer de graves dommages à la peau. Le nickel et le chrome métallique présents dans les téléphones mobiles peuvent causer des éruptions cutanées douloureuses et inesthétiques, expliquent-ils. Mais ce n’est pas tout, les utilisateurs de smartphones peuvent également se retrouver avec des ampoules ou un sévère assèchement au niveau des joues, du menton ou encore des oreilles.

Selon ces experts, les problèmes de peau ont augmenté de 1.250% entre 2000 et 2010 soit en même temps que la hausse de l’utlisation des téléphones portables. “La moitié des patients ont moins de 18 ans”, expliquent-ils. “Une jeune fille a été victime d’une violente éruption cutanée au niveau de la poitrine après avoir conservé son téléphone dans son soutien-gorge”. Et les téléphones plus coûteux ne dérogeraient pas à la règle.

Des études antérieures ont montré qu’aussi bien les Blackberry, que les Samsung, les Sony Ericsson, les Motorola et les LG libéraient du nickel, une substance très allergène, pendant leur utilisation. Seuls les appareils fabriqués par Apple et Nokia n’en libéreraient pas. “Même les téléphones mobiles et les smartphones qui ont été approuvés par l’organe de contrôle européen ne sont pas sûrs”, affirme Clare Richardson, chercheuse à la Loma Linda University School of Medicine en Californie.

Céline Bayet

Séisme au Népal : une cellule de crise pour les Français au Quai d’Orsay–Earthquake in Nepal: a crisis center for the French Quai d’Orsay–Video


 

François Hollande a assuré que la France était prête à « répondre aux demandes de secours et d'assistance » que Katmandou pourrait lui adresser.

Le ministère des affaires étrangères français a annoncé samedi 25 avril la mise en place d’une cellule de crise au quai d’Orsay, à la suite du très violent séisme qui a frappé le Népal, faisant de nombreux morts. Selon nos informations, à 15 h 45, le ministère des affaires étrangères n’avait pas connaissance de victime française. Un numéro a été mis en place pour obtenir des informations : 01.43.17.56.46.

 

 

Aucune estimation sur le nombre de Français au Népal au moment de la catastrophe a été diffusée par Paris. Environ un millier de personnes, dont quelque 400 alpinistes étrangers, étaient présents aux abords du camp de base de l’Everest touché par une avalanche, selon les estimations népalaises.

« Notre ambassade à Katmandou est mobilisée pour venir en aide aux Français résidant ou voyageant au Népal, avec l’appui de notre ambassade à New Delhi », a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay, Romain Nadal, dans un communiqué.

M. Hollande a, lui, déclaré que la France était prête à « répondre aux demandes de secours et d’assistance » que le Népal pourrait lui adresser. Dans un communiqué publié par l’Elysée, le chef de l’Etat a exprimé « la solidarité de la France aux autorités et au peuple népalais ». Le premier ministre, Manuel Valls, s’est dit « de tout cœur solidaire des victimes et sinistrés au Népal ».
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/04/25/seisme-au-nepal-une-cellule-de-crise-pour-les-francais-au-quai-d-orsay_4622782_3244.html#Gp2eIkzOo2s7eQJi.99

 

 

Situé près de Paris, cet ancien zoo de l’époque colonial était un zoo humain—Located near Paris , the former zoo colonial time was a human zoo—


Aussi incroyable que celui puisse paraître, les zoos humains ont bel et bien existé. D’ailleurs, certains de ces zoos humains existaient encore en 1931, soit il y a 83 ans, comme le relève le Monde Diplomatique. L’un des exemples les plus documentés est celui du zoo humain du Jardin d’Agronomie Tropicale organisé par la Société Française de Colonisation.

Que voyait-on dans ce zoo situé au bois de Vincennes ? Des reconstitutions “à l’identique” de villages des territoires français tels que Madagascar, l’Indochine, le Soudan, le Congo, la Tunisie, la Réunion ou encore le Maroc. Mais comme si cela ne suffisait pas, ces répliques étaient habitées par des hommes et des femmes venus des territoires coloniaux français. On avait promis à ces indigènes un contrat et un salaire pour venir en France en échange d’habiter dans ces villages sensés décrire comment l’on vit là-bas. Une fois sur place ces personnes étaient alors données en spectacle aux nombreux visiteurs…et parfois même mêlées à des bêtes sauvages.

Les images ci-dessous, issues du Jardin d’Agronomie Tropicale, reviennent sur une période honteuse, trop souvent occultée.

Voici l’entrée de l’Exposition Coloniale à l’époque

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Certaines “troupes” d’indigènes (et même certains bâtiments) passent d’exposition en exposition. C’est le cas par exemple des “villages sénégalais” de l’exposition de Lyon en 1894.

Voici les vestiges de cette entrée aujourd’hui

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source : atlasobscura

Voici une vieille carte postale de ce “zoo humain”

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source : exposition-universelles

Lors des Expositions universelles parisiennes de 1878 et de 1889 célèbres pour avoir vu naître la tour Eiffel, un “village nègre” et 400 figurants “indigènes” faisaient partie des attractions majeures.

Les “populations” font partie de cette exhibition écoeurante

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source : exposition-universelles

DEPUIS 26 ANS ELLE VIVAIT AVEC L’EMBRYON DE SON JUMEAU DANS LE CERVEAU–26 YEARS SINCE SHE LIVED WITH HIS TWIN EMBRYO IN THE BRAIN—


Elle vivait avec l’embryon de son jumeau dans le cerveau

Une femme qui pensait avoir une tumeur au cerveau a découvert qu’elle portait en fait son jumeau embryonnaire depuis 26 ans.

Yamini Karaman pensait avoir une tumeur au cerveau. Mais en se réveillant après son opération, les médecins américains lui ont fait une drôle d’annonce : elle portait en réalité depuis sa naissance son «jumeau embryonnaire» dans le cerveau. Lorsque le neurochirurgien l’a opérée, à Los Angeles, il a découvert l’embryon qui, s’il n’était pas formé, possédait des ébauches d’os, de cheveux et de dents, rapporte NBC.

Dans le ventre de sa mère, Yamini a en fait absorbé l’embryon de son jumeau, qui est venu s’égarer dans son cerveau. Un cas rare que l’on appelle tératome. «Ce n’est que la seconde fois que je vois un tératome. Et j’ai pourtant déjà retiré 7 000 à 8 000 tumeurs du cerveau», a confié le médecin à NBC. La patiente, qui a surnommé sa tumeur «sa sœur jumelle diabolique qui la torture depuis 26 ans» est aujourd’hui en convalescence.

 

LE PHÉNOMÈNE DU “JUMEAU PARASITE”

Ce cas rappelle celui d’une petite chinoise opérée en 2010 alors qu’elle portait en son ventre des fœtus jumeaux. Après l’accouchement de sa mère à l’hôpital Queen Elizabeth de Hong Kong, les médecins avaient découvert que le nouveau-né qui pesait 4 kilos portait des fœtus partiellement formés, dont le développement avait été estimé à 8 à 10 semaines par les médecins. Assez pour qu’ils possèdent déjà quatre membres, de la peau, une cage thoracique et une colonne vertébrale. En août 2013, Isbac, un enfant péruvien de trois ans avait lui aussi été opéré alors qu’il hébergeait le fœtus de son jumeau dans son estomac. La masse osseuse et même les cheveux avaient déjà commencé à se développer sur le fœtus.

Isbac, qui portait son jumeau dans le ventre, a été opéré en 2013.
Isbac, qui portait son jumeau dans le ventre, a été opéré en 2013

Mais ces derniers cas de «jumeau parasite» peuvent varier. En 2005, Lakshmi Tatma, une jeune Indienne est née avec un jumeau parasitique sans tête, joint à son corps. Avec ses quatre bras et ses quatre jambes, la petite fille ne pouvait pas marcher et ne se déplaçait qu’en rampant. Heureusement, en 2007, la fillette a finalement été séparée de son jumeau après une opération de 27 heures.

Violences xénophobes en Afrique du Sud: l’armée en renfort (Xenophobic violence in South Africa : Army reinforcements)


L’Afrique du Sud a commencé à déployer l’armée mardi, notamment dans le township d’Alexandra à Johannesburg, pour aider la police à enrayer les violences xénophobes qui ont fait au moins sept morts depuis avril dans le pays.

Réclamée par les associations de la diaspora africaine en Afrique du Sud depuis déjà plusieurs jours, la mobilisation exceptionnelle de l’armée est «le dernier recours», a déclaré la ministre de la Défense Nosiviwe Mapisa-Nqakula.

«La décision n’a pas été prise à la légère», a-t-elle souligné lors d’un point presse.

«L’armée va être utilisée comme force de dissuasion contre la criminalité que nous observons», a-t-elle argumenté. «Nous ne sommes pas un État militaire. Ce n’est pas trop tard, c’est le bon moment».

«Nous déployons aussi des troupes au Kwazulu-Natal (province de Durban, est, où ont débuté les troubles, NDLR). À l’heure qu’il est, elle y est peut-être déjà. Il est de notre responsabilité de garantir que tout le pays est OK», a-t-elle ajouté.

En mai 2008, au paroxysme de la violence xénophobe qui avait fait 62 morts, l’armée avait aussi été déployée. Depuis, le gouvernement de Jacob Zuma a aussi fait appel aux militaires lors des grèves sauvages sanglantes des mineurs de Marikana.

La présence de l’armée dans les townships (ghettos) rappelle un temps pas si lointain où jusqu’au début des années 1990, la violence était celle du régime raciste d’apartheid et s’exerçait contre la majorité noire.

À quelques jours de la fête nationale lundi prochain, 21e anniversaire du droit de vote des Noirs, le gouvernement s’évertue cependant à rétablir la situation au plus vite ainsi que la réputation du pays.

À Alexandra, township adjacent aux beaux quartiers de Johannesburg, une nouvelle agression a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi, visant un couple de Zimbabwéens.

«Ils ont pu sortir (de l’hôpital) et sont hors de danger», a précisé la ministre, rentrée précipitamment la veille de l’étranger.

Quelque 400 000 personnes s’entassent dans la pauvreté à Alexandra.

Coup dur économique et diplomatique

Samedi dernier, un Mozambicain, Emmanuel Sithole y a été poignardé à mort. Ses quatre agresseurs présumés ont été déférés à un juge mardi qui les a maintenus en détention.

Officiellement, les violences ont déjà fait sept morts – trois Sud-Africains et quatre étrangers selon la police, dont un Éthiopien brûlé vif de nuit dans sa maison. Mais le décompte n’est pas fiable.

Les autorités mozambicaines déplorent par exemple trois morts, un à Alexandra et deux à Durban, soit un de plus que la police sud-africaine.

Les violences ont aussi fait plusieurs milliers de déplacés, dont plus de 900 ont décidé d’être rapatriés.

«Certains s’étaient inscrits, mais ont changé d’avis quand les bus sont arrivés», a précisé le ministre de l’Intérieur Masuli Gigaba.

À leur arrivée dans leur pays, ceux qui ont préféré partir se juraient de ne plus revenir, comme Trust Mhlanga, ouvrier zimbabwéen du BTP depuis quatre ans à Durban.

«J’ai tout perdu», a raconté un de ses compatriotes charpentier, Melusi Ndiweni, en transit à la frontière. «Une foule en furie s’est approchée en chantant et en hurlant avec des bâtons et des machettes. J’ai juste réussi à fuir avec mes papiers et les habits que j’ai sur moi. J’aurais été tué si je n’avais pas pu m’enfuir».

Les violences xénophobes sont récurrentes en Afrique du Sud, qui accueille deux millions d’émigrants africains officiellement recensés et de nombreux réfugiés et sans-papiers.

Ces troubles reflètent les frustrations de la majorité noire du pays, toujours privée d’accès à une école de qualité, à des salaires décents ou à l’emploi tout court.

Alors que Pretoria mise sur le tourisme et a pris l’habitude de se servir de l’image de Nelson Mandela comme étendard diplomatique, ces violences sont un coup dur économique et diplomatique.

«Il va falloir travailler très dur», se désolait Tokyo Sexwale, l’une des figures de l’ANC au pouvoir et ambassadeur de la lutte contre le racisme au sein de la fédération internationale de football (FIFA).

Il a raconté sur la radio publique SAFM avoir été inondé d’appels et de courriels de l’étranger remarquant que l’Afrique du Sud serait bien avisée de faire passer le message au sein de ses propres frontières.

SIBONGILE KHUMALO
Agence France-Presse
JOHANNESBURG

Bobbi Kristina Brown , daughter of Whitney Houston, found unconscious in her bath has finally awakened (Bobbi Kristina Brown, la fille de Whitney Houston, retrouvée inconsciente dans son bain s’est enfin réveillée ) —Amen– Video


Bobbi Kristina Brown, la fille de Whitney Houston, retrouvee inconsciente dans son bain

Près de trois mois après avoir été retrou­vée incons­ciente à son domi­cile, Bobbi Kris­tina Brown, fille de Whit­ney Hous­ton et de Bobby Brown est toujours dans le coma. Mais son père a annoncé il y a quelques jours que sa fille s’était réveillée. Expli­ca­tions.

“Bobbi est réveillée, clame Bobby Brown, elle me regarde.” Alors qu’il est sur scène, pour un concert samedi soir, le chan­teur lance cette phrase énig­ma­tique, qui déclenche les hour­ras de la foule. Car sa fille, Bobbi Kris­tina Brown née de son union avec la regret­tée Whit­ney Hous­ton, est hospi­ta­li­sée depuis près de trois mois après avoir été décou­verte inani­mée dans la baignoire de sa rési­dence.

Mais le site améri­cain TMZ qui a publié la vidéo de la décla­ra­tion de Bobby Brown met en doute la véra­cité de cette décla­ra­tion, qui pour­rait être prise au second degré, une manière détour­née de dire que sa fille est toujours là. People, autre maga­zine améri­cain a de son côté mené l’enquête. Et selon un membre de la famille Brown, Bobbi Kris­tina ne s’est toujours pas réveillée. “De ce que nous savons, il n’y a eu aucun chan­ge­ment. Nous espé­rons toujours et prions Dieu pour un miracle.” Il faut dire que la jeune femme, qui a fêté ses 22 ans le mois dernier,risque d’avoir de très lourdes séquelles si elle se réveille un jour.

Cette affaire, très suivie par les médias améri­cains, prend de plus en plus une tour­nure de soap opera. Les deux familles, Hous­ton et Brown, se déchirent à coups de décla­ra­tions assas­sines, le petit ami de Bobbi Kris­tina Brown inter­dit de visite à son chevet par le père de celle ci, des proches, dont de la famille, de la jeune fille qui acceptent de tour­ner une télé­réa­lité.Et la décou­verte au cours de l’enquête que son état de santé pour­rait être une tenta­tive d’as­sas­si­nat. 

Tropicana D’Haiti