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BAD is BAD – Full Movie


By EdoGmyblog (Edouard Gregory) Posted in Film

Amérique centrale : l’autre guerre


L'affiche de la 11è édition du FIFDHHonduras, Salvador, Nicaragua et Guatemala ont connu dans la décennie écoulée des taux d’homicides qui les placent en tête des classements mondiaux de la violence. Dans leurs rues, on meurt autant ou plus qu’en Irak ou en Afghanistan. Une guerre s’y joue, dans le silence du monde.

Cette criminalité trouve son origine chez les bandes criminelles,nées à Los Angeles, puis exportées vers l’Amérique centrale dans les années 1990, avec les déportations massives d’émigrés par les Etats-Unis. Une violence extrême s’est développée depuis, sur fond d’inégalités sociales et d’exclusion. Premières victimes mais aussi premiers perpétrateurs : les jeunes des quartiers défavorisés. La moitié des 3,2 millions d’habitants de la capitale guatémaltèque vivent dans les bidonvilles. Ces bandes font souvent allégeance à l’un ou l’autre des deux grands gangs rivaux, la mara Salvatrucha et la 18.

Un débat sur le thème “Amérique centrale : l’autre guerre” était organisé le 4 mars 2013 à Genève, dans le cadre du Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH), qui se tient du 1er au 10 mars, en partenariat avec Courrier international. Trois dessinateurs ont participé à ce débat : Fo (Guatemala), Alecus (Salvador) et McDonald (Honduras), ainsi que la journaliste de Courrier international Nathalie Kantt.

En mars 2012, le dessinateur suisse Chappatte s’est rendu dans la ville de Guatemala pour un atelier de dessinateurs de presse, dans le cadre de projets “Plumes croisées” qu’il organise régulièrement avec le DFAE. La réalité qu’il a vue et montrée dans un reportage BD intitulé L’autre guerre, publié dans Le Temps et Courrier International, est celle d’une horreur au quotidien dont on parle peu : la violence urbaine.

GUATEMALA • Découverte d’une frise maya “la plus spectaculaire jamais vue”


Partie supérieure de la frise Maya trouvée à Holmul. AFP/HOLMUL ARCHAEOLOGICAL PROJECT

La frise datée de 600 après Jésus-Christ a été retrouvée à la fin du mois de juillet sur une pyramide du centre archéologique précolombien de Holmul (400 km au nord de la capitale). Il s’agit de la frise sur la culture maya “la plus spectaculaire jamais vue” selon Francisco Estrada-Belli, l’archéologue qui était en charge de la recherche.

“Le point le plus intéressant de cette découverte, c’est que l’on croyait que les Mayas faisaient la guerre pour des raisons rituelles, et que ces batailles étaient chaotiques et sans vraie logique. Maintenant, on sait qu’il y n’avait rien de chaotique : c’étaient des conquêtes. Les Mayas voulaient former un empire !” a raconté Estrada-Belli lors d’une conférence de presse reprise par le journal Prensa Libre.

La frise en stuc mesure 8 mètres de large et 2 de haut. On peut y voir des “représentations de trois divinités et quelques gouvernants ainsi qu’une longue inscription “. Pour l’interpréter, il a fallu l’aide d’Alex Tokovinine un épigraphiste de l’Université d’Harvard. La découverte a été faite par “hasard” quand l’équipe a voulu examiner de plus près la tombe d’un gouvernant qu’ils avaient retrouvée en 2012.

SYRIE • L’Iran ne lâchera pas le morceau


Un dessin de StavroAvec la multiplication des signes indiquant que la communauté internationale va, d’une façon ou d’une autre, sévir contre la Syrie, la principale préoccupation maintenant est l’Iran.

La République islamique ne réagira peut-être pas directement en bombardant Israël ou la Jordanie, mais elle fera de son mieux pour défendre ses intérêts en Syrie. Les Etats-Unis devront par conséquent s’assurer qu’un plan sera mis en place pour endiguer tout renforcement de l’influence iranienne en Syrie, ce qui pourrait bien se produire après une frappe militaire. Il faut donc une stratégie à long terme, une stratégie qui prenne également en compte l’exacerbation des tensions entre chiites et sunnites en Syrie et au Liban.

L’objectif de l’Iran en Syrie n’est pas de protéger le régime d’Assad. L’Iran veut s’assurer de ne pas perdre son avantage territorial en Syrie, qui le relie principalement au Liban, à Damas et à la côte. Avec ou sans Assad et son régime, les Iraniens feront tout pour conserver cet atout même s’ils doivent se battre jusqu’à ce qu’il ne reste plus un seul sunnite en Syrie ni un seul chiite au Liban. C’est une chose qu’il faudra prendre en considération pendant et après l’éventuelle frappe militaire : l’une de ses conséquences pourrait être une escalade des affrontements entre sunnites et chiites.

Envoyer le Hezbollah ?
Maintenir son influence ne sera pas une tâche facile pour Téhéran. Mais l’Iran attaquerait-il ? La réponse est probablement non : l’Iran n’a jamais entrepris aucune action militaire contre les Etats-Unis ou leurs alliés, y compris Israël. Il utilise habituellement le Hezbollah pour cela, et l’économie iranienne ne peut pas se permettre une guerre contre la communauté internationale aujourd’hui.

En Syrie, le Hezbollah combat pour l’Iran, mais il n’utilise pas l’intégralité de sa force militaire. S’il avait carte blanche pour recourir à son armement lourd, le Parti de Dieu aurait remporté de plus grandes victoires sur le terrain en Syrie. Mais il ne l’a pas fait et ne le fera pas : l’objectif n’est pas de donner la victoire à Assad mais de protéger un territoire. Les armes du Hezbollah ne doivent servir qu’à une seule chose : protéger le programme nucléaire iranien. Si ce dernier est touché, le Hezbollah sera probablement utilisé pour faire la guerre à Israël.

Le plus important pour l’Iran, c’est son programme nucléaire
Si la Syrie est touchée, il est peu probable que le Hezbollah ou l’Iran fassent quoi que ce soit. Il faut comprendre que le Hezbollah est beaucoup plus important pour l’Iran que pour la Syrie. L’Iran ne sacrifiera pas le Hezbollah pour la Syrie dans une action militaire, et ne sacrifiera pas non plus l’armement lourd du Hezbollah. Alors que fera-t-il ?

Il n’y a que deux options :
1) L’Iran peut utiliser le Hezbollah et son équivalent en Irak pour déstabiliser encore plus la région. Cela fonctionnera jusqu’à un certain point, mais ne changera pas grand-chose sur le terrain en Syrie si l’Ouest est déjà très investi. Au contraire, cela accentuera les tensions intercommunautaires – qui ont déjà atteint un niveau périlleux –, et même le Hezbollah n’appréciera pas les répercussions.
2) La République islamique peut accorder davantage d’attention aux efforts diplomatiques afin de parvenir à un accord sur le programme nucléaire. Plus l’Iran perdra d’arguments de négociation dans la région, plus il sera prêt à accepter un compromis. Après tout, ce qui compte vraiment pour l’Iran, c’est le programme nucléaire. Dans tous les cas, le Hezbollah sera le grand perdant. Son implication en Syrie l’a détruit en tant que mouvement de résistance, aussi sur le plan régional que local. Ceux qui ont le plus à craindre ici sont les chiites libanais, qui devront payer le prix de tout ce qui précède.

By EdoGmyblog (Edouard Gregory) Posted in Actualité

L’armée française prête à intervenir avec les Américains


Les forces françaises et américaines disposées autour de la Syrie.

Faute de coalition occidentale, l’opération visant à “punir” l’usage de l’arme chimique en Syrie sera donc américaine, d’abord. Une fenêtre étroite est ouverte pour des frappes, entre le départ des inspecteurs de l’ONU de Damas, qu’ils ont quittée dans la nuit de vendredi 30 août, et celui de Barack Obama pour l’Europe, mardi 3 septembre.

Quelle place prendra la France, seul allié volontaire pour une action coercitive, à côté de l’armada américaine dans la région ? Le dispositif militaire français est en place depuis jeudi. “Nous ne serons pas un petit actionnaire”, assure-t-on dans l’entourage du ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian. La défense met en avant l’unité de vue franco-américaine sur l’objectif : mettre fin à une crise de prolifération d’armes de destruction massive, qui “menace la crédibilité” de pays membres permanents du Conseil de sécurité, formant ainsi “un risque pour la sécurité nationale”.

>> Lire aussi : La France, nouvelle “plus ancienne alliée des Etats-Unis”

D’un côté, l’ordre de bataille américain apparaît écrasant. En témoigne un indicateur fourni par la presse américaine : en 2012, les avions de guerre américains ont transité plus de 2 000 fois dans l’espace aérien égyptien, et les bâtiments de la 5e flotte, basée à Barheïn, ont effectué une quarantaine de passages par le canal de Suez. La crise iranienne a conduit Washington à prépositionner depuis des mois des centaines de missiles de croisière Tomahawk dans la région, ces arme…

Syrie : “Il est dangereux que les menaces d’un président sonnent creux (Obama cst un piège tombe pas dans le panneau )


Barack Obama, lors de la commémoration des 50 ans du discours "I have a dream" de Martin Luther King, à Washington, le 28 août.

Depuis plusieurs jours, les spéculations sur une intervention occidentale en Syrie vont bon train. Washington, qui cherche à constituer une coalition, serait prêt à mener des frappes aériennes contre le régime syrien. Une “attaque limitée”, selon le président américain, Barack Obama, destinée à “punir” Damas pour l’utilisation présumée massive d’armes chimiques le 21 août dans la banlieue de Damas. Dans l’hypothèse de frappes, les médias américains ont déjà commencé à imaginer les différents scénarios d’une future intervention. Une question, essentielle, mais pour l’heure éludée par l’administration américaine, revient cependant : quels seraient les buts de guerre d’une telle action et avec quels objectifs sur le terrain et pour Washington ?

Une chose apparaît certaine pour les commentateurs de la presse américaine : l’enjeu ne serait pas ici de défendre un quelconque intérêt américain. Frapper Damas “en assumant la plus grande part de responsabilité, et soutenir n’importe quel gouvernement qui remplacerait le régime de Bachar Al-Assad ne correspond ni à une valeur américaine cruciale, ni à un intérêt national vital, résume dans Foreign Policy Aaron David Miller, spécialiste du Moyen-Orient. Obama le sait, tout comme la majorité du peuple américain”.

LA CRÉDIBILITÉ DE BARACK OBAMA

Cette opinion semble partagée par les responsables américains de tous bords. Utiliser la force militaire “sous prétexte de ‘faire quelque chose’ ne servira à pas protéger nos intérêts en Syrie”, prévient le représentant démocrate de l’Etat de Washington, Adam Smith, dans The News Tribune. Pour Rand Paul, sénateur républicain du Kentucky, il n’existe pas “au niveau de la sécurité nationale de connections claires entre la guerre en Syrie et le pays”. John Boehner, le “speaker” de la Chambre des représentants, a pour sa part demandé des explications au président, dans une lettre datée du 28 août, avec cette interrogation : quels résultats espère obtenir l’administration Obama de ces attaques militaires ?

L’utilisation de la puissance militaire pour maintenir le crédit d’un pays peut certes sembler “inadéquate, mais ce n’est que trop approprié dans le monde réel dans lequel nous vivons”, note le chroniqueur du Washington Post, David Ignatius. En somme, si le conflit syrien s’enfonce encore dans l’atrocité, il ne faut pas que l’on puisse dire que les Etats-Unis n’ont rien fait. Pour Fred Kaplan, dans Slate, cela enverrait “des signaux contradictoires sur la détermination et la crédibilité américaines”.

FRAPPES “SYMBOLIQUES”

Le deuxième objectif d’une intervention serait, lui, plus “moral”, avec comme justification la défense du principe d’interdiction des armes chimiques – les attaques au gaz innervant constituant une violation du droit international. “Obama veut non seulement envoyer un message à Assad, mais aussi au monde : la communauté internationale considère les armes chimiques avec une horreur toute particulière”, rappelle le journaliste de Time. Cela expliquerait le principe de frappes ciblées et limitées dans le temps, le but n’étant pas de “gagner la guerre civile syrienne”, souligne Max Fisher, blogueur au Washington Post“Le but ultime, résume Aaron Miller, est de rester du bon côté de l’histoire face au plus grand déploiement d’armes chimiques depuis que Saddam Hussein les a utilisées contre les Kurdes et les Iraniens.”

Il s’agirait donc en quelque sorte de frappes “symboliques”, ce qui explique sans doute pourquoi autant d’informations ont filtré dans les médias avant même que l’opération ne soit lancée, détruisant tout effet de surprise. L’aspect “symbolique” de cette intervention n’épargnera pas aux Etats-Unis de devoir s’interroger sur l'”après”, mettent en garde les observateurs, et Washington ne pourra dès lors plus ignorer la situation chaotique sur le terrain, l’importance des groupes djihadistes au sein de l’opposition ou le drame humanitaire qui se joue en Syrie. D’autant plus, prévient Frederic C. Hof, chercheur au groupe de réflexion Atlantic Council cité dans le New York Times, que des frappes “perçues comme symboliques” pourraient finalement “permettre à Bachar Al-Assad de clamer qu’il a tenu tête à la seule puissance mondiale”.